La reprise manquée de la fonderie SAM par MH Industries : raisons d'un échec annoncé

Pierrick Merlet
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Quel avenir pour l'ancienne fonderie SAM après le retrait de MH Industries ?
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Quel avenir pour l'ancienne fonderie SAM après le retrait de MH Industries ?
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Dans les rangs de Renault, on confesse depuis plusieurs semaines que la fonderie SAM n'est plus un sujet. Pourtant, le nom du constructeur automobile français est revenu au premier plan il y a quelques jours pour justifier en grande partie le retrait du projet de reprise porté par l'industriel lotois MH Industries pour la fonderie aveyronnaise SAM.
Spécialisée dans la conception et la production de pièces en aluminium pour l'industrie automobile, cette fonderie qui employait encore 350 personnes à Decazeville un an en arrière a dû arrêter brutalement son activité en novembre dernier sur décision du tribunal de commerce de Toulouse et faute d'un repreneur viable selon Renault, alors unique client du site industriel. Une prise de position du constructeur français incompréhensible à l'époque pour les salariés de "la SAM" et les élus locaux. Une nouvelle fois donc, Renault est pointé du doigt dans ce dossier épineux.
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"Malgré nos efforts en ce sens, nous ne sommes pas parvenus à convaincre le groupe Renault d'aider à l'amorçage du projet", explique Matthieu Hède, le PDG de MH Industries, dans un court communiqué transmis aux médias alors que l'entrepreneur prévoit d'échanger avec la presse mercredi 20 juillet. "MH Industries s'était engagé à ne pas prolonger au-delà de cinq ans le lien commercial avec Renault tout en faisant une offre compétitive sur un volume d'affaires à hauteur de seulement huit millions par an", précise Carole Delga, la présidente du conseil régional d'Occitanie, agacée par cet échec et ce refus de collaborer de la part du constructeur dont l'État est actionnaire.
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