L'Aveyron secoué par le dossier SNAM, voisine de l'ex-fonderie SAM

Pierrick Merlet
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Décidément, les temps sont difficiles pour l'industrie dans l'Aveyron. Après le plan social au sein de l'usine Bosch de Rodez (premier employeur privé du département), puis l'arrêt d'activité de la fonderie SAM avec le licenciement de ses 350 salariés, un autre dossier anime l'écosystème local ces derniers jours.
À quelques kilomètres de là, le site industriel de la Société nouvelle d'affinage des métaux (SNAM) connaît quelques soubresauts. De source syndicale, une quinzaine d'anciens salariés de l'ancienne fonderie SAM devaient y passer ces jours-ci un entretien d'embauche, mais ils ont été annulés. Et pour cause, le président de SNAM, Éric Nottez, a été révoqué, mardi 3 mai, par son conseil d'administration. Provoquant de fait une sorte de paralysie des services dans cette ETI aveyronnaise.
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Fondée en 1977, cette société est, avec le temps, devenue une référence dans le retraitement par milliers de tonnes de batteries d'appareils portables, engins industriels et surtout véhicules hybrides et électriques. La SNAM récupère le cadmium, le cobalt, le cuivre, le lithium ou encore le nickel, avant de les purifier. Un savoir-faire de taille à l'heure où la mobilité électrique fait de plus en plus d'adeptes dans le monde.
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