Au centre de formation de l'AFPA, dans la zone Gramont de Balma (Haute-Garonne), le rendez-vous est fixé en début de matinée, ce mardi 13 septembre. Dans une grande salle de cet établissement dédié à l'apprentissage de métiers industriels, des rangées de chaises vides tiennent compagnie à une poignée de recruteurs de l'industrie aéronautique ou de représentants des ressources humaines du secteur. Au fil des minutes, les premiers occupants des sièges arrivent et prennent place dans les rangs... ou plutôt les occupantes. En l'espace de quelques instants, une quarantaine de femmes (uniquement) font face aux professionnels de l'aéronautique. Elles sont de toutes âges, ont chacune un parcours professionnel différent, ont des situations de vie uniques, mais elles partagent toutes un point commun.
Elles sont à la recherche d'un emploi. Et ce face-à-face de quelques heures doit offrir à ces femmes des opportunités professionnelles. "L'idée est de trouver des femmes intéressées par les métiers en ateliers au sein de l'industrie aéronautique comme peintre, chaudronnier, ajusteur-monteur ou intégrateur cabine car ce sont des métiers en tension dans la filière. Nous tentons d'apporter des solutions aux employeurs en manque de ressources humaines tout en renforçant la mixité de ces métiers. En 2022, sur 100 personnes placées dans la production par mon agence, seulement une dizaine étaient des femmes", regrette Audrey Isus, la responsable d'agence Toulouse-Blagnac du réseau Adéquat, spécialisée sur l'industrie aéronautique.
C'est pour essayer d'établir un certain équilibre que son employeur a pensé cette matinée de rencontres entre des femmes sans emploi ou formation et des recruteurs du premier secteur d'activité - par son poids économique - en Occitanie. "Au-delà de la féminisation des métiers de l'aéronautique, le véritable sujet c'est l'accès à l'emploi", tient à souligner Annie Brinet, la directrice des centres AFPA sur l'agglomération toulousaine.