Dans l'univers de l'industrie 4.0, le domaine de la géolocalisation indoor et outdoor est un marché très concurrentiel. Rien que dans la Ville rose, une poignée d'acteurs se dispute ce marché prometteur, avec des technologies parfois différentes et des approches clientèles complémentaires. Parmi eux, la startup toulousaine Sigscan commence à faire son trou, tout en ayant un rayon d'action uniquement sur la géolocalisation indoor.
"Au départ, nous nous prédestinions à l'industrie aéronautique, où les flux de pièces sont très importants. Mais aujourd'hui, on se diversifie avec, par exemple, un constructeur d'armoires en milieu urbain à Angers", présente Philippe Courtois, le directeur du développement chez Sigscan.
Autre cas d'application, la startup installée au sud de Toulouse accompagne Freyssinet Aéro dans la montée en puissance de sa nouvelle fonderie en titane totalement numérisée avec l'installation de 500 tags. Comme Gardner Aerospace ou Daher pour son nouveau centre de logistique à Cornebarrieu (Haute-Garonne), le sous-traitant aéronautique Sogeclair a également fait appel aux services de Sigscan.
"Chez Sogeclair, nous avons un encours de pièces important, qui peut aller de 5.000 à 6.000 pièces selon les périodes. Au-delà d'une visibilité sur la géolocalisation à l'instant T, les tags nous permettent donc d'avoir un historique de la géolocalisation des pièces et donc d'éradiquer les stocks dormants. Cela a eu un grand impact positif sur notre besoin en fonds de roulement. Maintenant, nous travaillons avec la startup pour y apporter la possibilité de faire des simulations. Concrètement, si nous devons lancer la production d'une pièce en priorité, simuler l'impact qu'elle aura sur l'ensemble de la chaîne de production", témoigne Jean-François Ruggeri, expert manufacturing engineering chez Sogeclair.