Pourquoi Daher a jeté son dévolu sur les Transports Chabrillac
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les Transports Chabrillac sont absorbés par le groupe Daher.
Transports Chabrillac
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les Transports Chabrillac sont absorbés par le groupe Daher.
Transports Chabrillac
L'avionneur et l'équipementier aéronautique Daher met les bouchées doubles sur l'une de ses autres activités ces derniers temps, à savoir la logistique. Après avoir créé une business unit dédiée au transport il y a un peu plus d'un an, tout en ouvrant dans la foulée un centre d'innovation pour la logistique de 600 m2 à Cornebarrieu (Haute-Garonne), le groupe vient d'annoncer la réalisation d'une opération de croissance externe dans ce registre.
Daher a ainsi officialisé l'acquisition de la PME toulousaine Transports Chabrillac. «L'exceptionnel est notre métier », résume Jérôme Pasdeloup, le président de la société. Fondée en 1948, les Transports Chabrillac se sont faits un nom grâce à du transport de pièces exceptionnelles dans le domaine du spatial, de l'aéronautique, de la défense et de l'art en particulier.
Seulement, deux raisons majeures ont conduit Jérôme Pasdeloup à céder son entreprise à Daher, bien qu'il va accompagner la transition pendant deux ans comme consultant indépendant.
Tout d'abord, le dirigeant de la société familiale approche de la retraite et il n'a personne dans son entourage pour assurer la succession, ni même au sein de ses 17 salariés, malgré la réflexion engagée depuis fin 2019. «J'aurais eu quelqu'un pour me succéder, la réflexion aurait été sûrement différente », admet-il par la même occasion.
À lire également
Par ailleurs, les Transports Chabrillac ont été fragilisés par la crise sanitaire et l'arrêt d'activité qui en a découlé. « Nous sortons de trois années qui ont affaibli l'entreprise, avec une année 2020 particulièrement dévastatrice. Nous avons perdu six conducteurs, plus de 50% de nos capitaux propres et des contrats ont traîné en longueur. Et pour relancer cette machine, il faut des reins solides », constate Jérôme Pasdeloup.