La startup toulousaine EyeLights, à l'origine d'un pare-brise à réalité augmentée et affichage à tête haute, vient de boucler une levée de fonds de 20 millions d'euros en série A. Après avoir conquis le marché des motards, cette opération doit lui permettre d'industrialiser sa technologie dans l'optique de s'insérer dans l'industrie automobile. L'entreprise a même déjà signé sept contrats avec des constructeurs dont Toyota et Renault et les premières voitures équipées pour le grand public sont attendues...« Notre intention est clairement de remplacer les écrans actuels dans les voitures », lance Romain Duflot, le fondateur d'EyeLights. Cette startup toulousaine, qui a mis au point un pare-brise à réalité augmentée et affichage tête haute, vient de boucler une levée de fonds de 20 millions d'euros pour lancer solidement sa collaboration avec les constructeurs automobiles.
Ce tour de table a été réalisé auprès du fonds de capital-risque dédié à la mobilité durable Shift4Good, le fonds EIC, véhicule d'investissement « Deep Tech » de la Commission européenne, Aster, FK Group, et Techstars. À noter également la présence de Bpifrance via le Fonds Avenir Automobile 2 et Breega Capital, qui avaient déjà investi dans EyeLights à l'occasion d'un premier tour de table de deux millions d'euros en 2018.
« Cette multitude d'investisseurs est liée à notre volonté de vouloir rester indépendant. Nous sommes complètement libres. Dans l'industrie automobile, s'adosser à une entreprise peut vite devenir clivant pour d'autres potentiels partenaires », commente le CEO de la startup installée à l'IoT Valley de Labège (Haute-Garonne).
Des contrats de plusieurs dizaines de millions d'euros
Pourtant, l'histoire n'a pas commencé auprès de l'industrie automobile pour EyeLights. En 2016, cet ingénieur d'une trentaine d'années s'est lancé dans le développement d'EyeRide, et promet d'afficher en réalité augmentée les informations nécessaires à la conduite et au guidage directement sur la visière du casque des... motards. Ce système d'affichage à tête haute, adaptable à tous les casques selon l'entreprise, est dès lors commercialisé à partir de 2017 en BtoC. La startup toulousaine a aussi noué directement des partenariats avec des constructeurs de motos pour intégrer à la construction le système d'EyeLights.
« Le produit moto est ce qui a fait la notoriété d'EyeLights et permis de financer la croissance de la société jusqu'à présent. Cette division est rentable. Nous avons signé un contrat avec un constructeur pour fournir jusqu'à 500.000 pièces par an et un autre avec un Américain bien connu », fait savoir le CEO.