En Belgique, les navettes d'EasyMile sont désormais totalement autonomes

Depuis six mois, les navettes autonomes d'EasyMile circulent en Belgique.
EasyMile

Depuis six mois, les navettes autonomes d'EasyMile circulent en Belgique.
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« Il s'agit d'un cas unique en Belgique et dans le monde », selon la PME toulousaine EasyMile et son client LRM. Les deux navettes autonomes de la société innovante déployées depuis novembre dernier sur le site touristique belge de Terhills, qui met en valeur les anciens bassins miniers du pays, sont désormais totalement autonomes.
« Dès aujourd'hui, les navettes autonomes utilisées par les visiteurs et les hôtes de Terhills, en Belgique, pour se déplacer sur le vaste site, fonctionnent au niveau 4 de la conduite autonome. Cela signifie qu'elles manœuvrent de manière totalement indépendante et efficace, sans aucun accompagnateur humain à bord, mais sous une supervision à distance », a récemment fait savoir le duo dans un communiqué.
Jusqu'à présent, les deux véhicules - capables de transporter simultanément jusqu'à 12 personnes, ainsi que des personnes à mobilité réduite - circulaient avec un opérateur à bord afin d'assurer la bonne intégration de la technologie dans un paysage où jusqu'à deux millions de visiteurs s'y côtoient chaque année.
Dans le cadre de ce premier contrat commercial d'EasyMile, pour ses navettes, ces dernières sont chargées de remplacer des navettes thermiques qui fonctionnaient à l'aide de chauffeurs. Elles réalisent ainsi une boucle de près de cinq kilomètres, pour relier tous les lieux stratégiques (cinq arrêts) du site touristique, et ce huit heures par jour. À terme, le dispositif pourrait compter jusqu'à cinq navettes autonomes.
Néanmoins, les futures navettes autonomes destinées au transport de passagers, aussi bien pour le site de Terhills que pour d'autres collaborations, pourraient présenter un tout autre visage. Dans une interview exclusive accordée à La Tribune en février dernier, Gilbert Gagnaire, le président d'EasyMile, a confirmé la fin de vie de ce modèle de navette.
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Dans le même temps, le placement en redressement judiciaire de son concurrent français Navya et sa reprise par Gaussin et le Japonais Machina, a légèrement modifié le paysage. La société sauvée de la faillite va désormais concentrer ses efforts vers le transport de marchandises.
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C'est particulièrement sur ce marché que mise EasyMile, bien plus que le transport de passagers. La PME toulousaine, qui a bouclé une levée de fonds de 55 millions d'euros, compte vendre 1.000 à 5.000 TractEasy chaque année, son tracteur autonome de marchandises déjà déployé chez certains grands groupes comme révélé dans les colonnes de La Tribune par le président d'EasyMile.