Après la fin des activités industrielles sur place en 2005, les deux dernières halles de La Cartoucherie, situées en plein coeur de Toulouse, vont enfin connaître leur seconde vie. Attendue depuis des années, l'ouverture d'un tiers-lieu en son sein est prévue pour le 8 septembre prochain. Soit sept ans après l'AMI lancé par la mairie de Toulouse pour réhabiliter cette friche industrielle et l'exploiter. « Sept ans, c'est long, je vous assure... », témoigne Gilles Jumaire, qui a intégré ce projet comme gérant de l'agence Bleu Citron et désormais totalement consacré au projet de tiers-lieu à La Cartoucherie.
Au-delà de la crise sanitaire, qui a bouleversé tous les projets d'une telle envergure - bien « qu'il ne s'agit pas que d'un projet immobilier » - souligne Gilles Jumaire, des questions financières sont venues compliquer l'équation. Et pour cause les chiffres évoqués sont importants. Sur un budget total de 32 millions d'euros, pas moins de 3,5 ont été dédiés à l'achat des 13.500 m2 de surface, 17,6 ont été fléchés pour la réhabilitation et le delta a été sanctuarisé en investissements pour lancer l'exploitation.
Pour accoucher d'une telle copie, l'arrivée récente au capital de la Caisse des Dépôts et Consignations a été décisive dans ce projet financé aux deux tiers par de la dette bancaire auprès d'un pool composé de quatre établissements. Mais ce montage financier n'a été rendu possible uniquement grâce à l'arrivée dans le projet de la société foncière Bellevilles, un profil immobilier qui manquait dans le consortium des porteurs du projet de tiers-lieu et qui a rassuré les investisseurs.