Belesa, société alésienne créée en 2016, développe des gammes complètes de cosmétiques. Privilégiant le circuit court local, la marque veut passer un cap en élargissant, de façon maitrisée, le nombre de ses points de vente sur l’ensemble de l’Hexagone.Sept ans après sa création, la marque de cosmétiques Belesa (le nom signifie beauté en Occitan), positionnée sur le "Made in Cévennes", poursuit son développement. Le tout dernier né de ses produits, un illuminateur bronzant formulé à base de carotte des Cévennes, d'huiles de noyaux d'abricots bio et d'extrait de châtaignes, fait un carton.
« C'est le meilleur lancement de produits que la marque ait réalisé,s'enthousiasme Caroline Picard, cofondatrice avec Amandine Colle, de la société Belesa.Nous en avons produit 1.000 au mois de mai et la moitié a déjà été vendue. Les retours sont excellents ! »
Une marque éthique
Pour les deux créatrices, originaires des Cévennes et qui se sont rencontrées dans un laboratoire, formuler des produits composés d'ingrédients issus des Cévennes était une évidence.
« Nous partageons la même vision de la beauté, de la santé, du bien-être global, de l'environnement et nous adorons notre région,résume Caroline Picard, ancienne maquilleuse dans le milieu de la mode et titulaire d'un CAP esthétique.Ensemble, nous avons sélectionné un petit réseau de producteurs situés entre Montpellier, Alès et Mende. Amandine, qui est préparatrice, développe dans notre laboratoire ses formules qui sont ensuite validées par un toxicologue. Provenance, traçabilité, etc., tout est transparent. Notre marque éthique se veut sans compromis sur ses valeurs. Les produits sont ensuite fabriqués par un façonnier à proximité. »
Passer de 170 à 300 points de vente
Positionnée sur le moyen de gamme (prix entre 7 et 48 euros), Belesa a commencé avec la crème hydratante, l'eau micellaire et l'huile précieuse. La marque propose aujourd'hui trois gammes, soit une trentaine de produits. Une gamme pour les cheveux est en préparation.
Pour distribuer leurs produits, les deux créatrices gèrent elles-mêmes l'étape de la commercialisation. Leurs produits sont vendus dans 170 points de vente, principalement en pharmacie, chez des esthéticiennes mais aussi dans des maisons d'hôtes et quelques boutiques de terroir. La vente sur internet représente le tiers des ventes.
« Nous privilégions le relationnel et tenons à commercialiser nous-mêmes nos produits,explique Caroline Picard. Nous rendons visite trois fois par an à nos revendeurs. Leurs retours sont souvent très utiles : l'illuminateur bronzant, par exemple, est né de leurs demandes. »