Dans un hangar fraîchement construit, une aile en résine avec deux hélices est accrochée à une structure métallique, pour y subir différents tests. Il s'agit ni plus ni moins d'une des quatre ailes, à taille réelle, qui composeront le futur VTOL de la startup toulousaine Ascendance, ATEA. « L'aile est installée sur son banc de test. Nous y observons l'aérodynamisme de l'élément et le bruit en conditions réelles », décrit Jean-Christophe Lambert, le cofondateur et CEO d'Ascendance, qui mène la visite. Un point important pour la startup toulousaine, puisqu'elle promet à ses clients, sensibles sur ce point dans le cadre d'un usage urbain, que son petit avion sera beaucoup moins bruyant qu'un hélicoptère.
Si au premier coup d'oeil, rien ne semble devoir faire l'objet d'une grande vigilance, l'accès à cette première salle, la plus importante du lieu, est très réglementée. « Nous disposons ici d'une puissance électrique de 1,2 mégawattheure. On y fait de l'électronique de puissance. C'est un site qui a été pensé pour développer les bancs d'essais d'une aviation beaucoup plus électrique », poursuit le dirigeant. Nous nous trouvons au sud de Toulouse, plus exactement à l'aérodrome de Muret-Lherm, là où Ascendance a fait le choix d'y faire construire sa seconde implantation, en plus de son siège social basé dans le quartier de Toulouse Aerospace.