Fini la ligne pilote au sein du CEA Tech de Toulouse, un accélérateur d'innovations dédiées à l'industrie. Place désormais à une véritable usine pour la start-up toulousaine Norimat, non loin du centre-ville, avec un plateau de production de 1.200 mètres carrés et des bureaux. « Nous entrons dans une seconde phase, avec la production de matériaux de haute performance pour l'industrie et plus particulièrement pour des secteurs stratégiques », commente auprès de La Tribune le CEO Romain Epherre.
Fondée en 2016, Norimat s'est tout d'abord construite un nom dans le secteur du luxe et plus particulièrement ceux de l'horlogerie et de la joaillerie, en fournissant de la céramique dite technique. Pour séduire des donneurs d'ordres de premier plan, la start-up a notamment apporté sa plue-value avec des méthodes de cuisson particulières. Celles-ci offrent à ses clients une grande capacité de personnalisation des pièces produites.
Pour le moment, le secteur du luxe représente plus de 80% du chiffre d'affaires de Norimat, qui refuse de le communiquer. « Cela a été une formidable opportunité pour nous car le luxe est un secteur innovant qui permet de produire dans des volumes raisonnables pour une jeune entreprise comme la nôtre », commente Yannick Beynet, le CTO de Norimat. Demain, le virage vers l'industrie avec un tout nouveau matériau fera chuter ce taux à moins de 50%.