Vinadeis mise sur l’export pour poursuivre sa croissance
Marie Corbel
Marie Corbel
Un cycle se termine, un autre débute pour Vinadeis (ex-Val d'Orbieu-Uccoar). À l'occasion de son assemblée générale, le 10 juin à Narbonne (11), le groupe coopératif audois a tiré le bilan de ces cinq dernières années. Une brève pause avant d'entamer une nouvelle étape de son développement.
La stratégie adoptée en 2011, lors de l'arrivée de Bertand Girard à la tête du groupe Val d'Orbieu, a permis de passer d'un résultat d'exploitation de 390 000 € à 4,2 M€ en cinq ans. En 2015, Vinadeis a réalisé un chiffre d'affaires de 308 M€, en croissance de 16 % par rapport à 2014. Le groupe est aujourd'hui le troisième opérateur de vin en France, derrière et Les Grands Chais de France.
Fort de ces résultats, le groupe coopératif envisage une nouvelle phase de son développement. Dans son viseur figurent les marchés à l'export.
En 2015, le CA à l'export s'élevait à 100 M€ contre 25 M€ en 2011. L'objectif pour 2020 est d'atteindre un CA de 500 M€, réalisé pour près de la moitié par l'activité à l'international.
Cette ambition se fonde sur un constat, celui de la dynamique du marché de la consommation.
Plusieurs leviers seront enclenchés pour atteindre cet objectif. Le premier est le renforcement des implantations à l'étranger. Pour ce faire, le groupe entend agir seul (comme par exemple avec l'ouverture prochaine de deux concept stores en Asie) ou en s'alliant à des coopératives étrangères pour accroître son réseau de distribution.
Second levier : le développement des marques avec notamment celles de "Le Val" et de "Cordier" sur lesquelles seront valorisées les cépages.
Le troisième levier de croissance à l'export est le savoir-faire du groupe en matière de vin en vrac. Celui-ci a notamment inauguré, le 11 mai 2016, un chai baptisé SudVin, dédié à cette activité à Béziers. À terme, cet investissement de plus de 6 M€ permettra au groupe de traiter plus d'un million d'hectolitres de vin par an.
Le défi à relever pour le groupe coopératif est double : il doit faire face à la diminution du potentiel de production viticole français - et donc à une problématique d'approvisionnement - et aux prix concurrentiels des autres pays viticoles.
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Le marché mondial est une opportunité sauf qu'« il n'y a pas que du bon », note le dirigeant, pour qui il est néanmoins possible de « vendre nos vins à des prix corrects ». Pour ce faire, la stratégie adoptée est celle de la segmentation de l'offre et de l'innovation. Une stratégie de « multi-spécialiste » permise par la dimension atteinte aujourd'hui par le groupe.
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Ces pistes de développement et l'ambition du groupe « à l'horizon 2020 » seront évoquées et approfondies lors d'un séminaire, les 12 et 13 juillet prochain, précise Joël Castany, le président de Vinadeis.
Marie Corbel