Les viticulteurs gardois créent un syndicat pour des « actions dures »
Marie Corbel
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Plus de cent viticulteurs étaient présents au rendez-vous donné par le tout nouveau Syndicat des vignerons gardois, le 7 février, à la cave coopérative de Bourdic. Le mouvement avait été lancé lors d'une réunion d'information dans les locaux de la Chambre d'agriculture du Gard, à Nîmes, quelques jours plus tôt, le 1er février.
Une troisième réunion est prévue le 13 février, à Remoulins. Puis trois autres rencontres sont programmées avant la fin du mois, toujours dans le Gard.
Cette volonté de « mobilisation » fait écho aux difficultés économiques rencontrées par la filière depuis quelques mois. « Sur le terrain, ce n'est pas la joie », constate Xavier Fabre. En cause, des vins qui ne se vendent pas ou qui s'écoulent trop lentement.
Récusant l'idée d'une nouvelle « crise viticole », Xavier Fabre estime que les difficultés rencontrées par la production sont s'expliquent par des facteurs externes et non internes à la filière.
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Par contre, la grande distribution (GD) est invitée à reconsidérer ses pratiques. Accusées de « spéculer sur le prix des vins » et de « duperie » à l'encontre des consommateurs, les enseignes de grande consommation auraient accru leurs achats de vins étrangers (notamment espagnol) au détriment des vins régionaux (notamment des Pays d'Oc IGP) et « sans afficher clairement leur provenance ».
Marie Corbel
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