Une cave signée Rudy Ricciotti en Pic Saint Loup

Fabrice Bonmarchand et Rudy Ricciotti, devant le nouveau chai du Mas de l'Oncle
Muriel Chêne

Fabrice Bonmarchand et Rudy Ricciotti, devant le nouveau chai du Mas de l'Oncle
Muriel Chêne
La démarche n'est pas banale. Pour la conception et la réalisation de son chai de vinification, Fabrice Bonmarchand, néo-vigneron installé depuis 2011 en Pic Saint Loup, a fait le pari audacieux de faire appel à un grand nom de l'architecture en France : Rudy Ricciotti, créateur, entre autres, du Mucem à Marseille, du stade Jean Bouin à Paris ou encore du Mémorial du Camp de Rivesaltes.
Le jeune vigneron n'en est pas à sa première audace. Après une première vie dans le BTP, à la tête d'un bureau d'études, Fabrice Bonmarchand engage une reconversion professionnelle en achetant ses premiers ha de vigne à Lauret au cœur de l'AOP Pic Saint Loup.
Avec un vignoble qui compte aujourd'hui 15 ha, conduits en agriculture biologique, le domaine de l'Oncle s'est orienté dans une démarche résolument tournée vers l'œnotourisme.
L'ensemble est composé de quatre bâtiments juxtaposés, tous revêtus de bois pour une parfaite intégration à cet environnement de vigne et de garrigue. Dans le bâtiment dédié à la salle de réception, qui surplombe le chai à barriques, de larges ouvertures vitrées offrent une vue imprenable sur le vignoble.
Le chai à proprement parler sera ouvert aux visiteurs, via un parcours pédagogique pour mieux appréhender le métier de vigneron et comprendre les process de transformation du raisin en vin. Deux gites ont également été aménagés pour recevoir des évènements privés ou professionnels.
Prochaine étape pour compléter cet aménagement : un parcours d'art au cœur du vignoble sera opérationnel au printemps 2019 pour attirer sur le domaine les œnophiles tout comme les amateurs d'art ou d'architecture. La démarche a été unanimement saluée par les représentants des différentes collectivités qui ont soutenu le projet.
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La conclusion est revenue à Rudy Ricciotti : « Fabrice Bonmarchand, c'est Jean de Florette, ce n'est pas un héritier, il n'avait pas de bas de laine pour financer son projet et il a eu l'imprudence extrême de faire confiance à un architecte », a-t-il lancé avec humour. Un pas si mauvais plan, l'homme de l'art a réussi à lui construire cet ensemble pour 1,4 M€.
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