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Entreprises - La Tribune MontpellierAgroalimentaire - La Tribune Montpellier

Une microfilière viande pour tenter de consolider l’activité de l’abattoir de Quillan

Yann Kerveno

Publié le 08 décembre 2021 à 16:51 - Mis à jour le 08 décembre 2021 à 17:00

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L'abattoir de Quillan, dans l'Aude, tient sur une microfilière viande encore fragile.

L'abattoir de Quillan, dans l'Aude, tient sur une microfilière viande encore fragile.

Yann Kerveno

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Dans la haute vallée de l’Aude, l’économie est fragile et ne tient parfois qu’à la volonté de ses acteurs. C’est le cas de l’abattoir de Quillan, qui a déjà connu une suspension administrative, et de l’association Viande des Pyrénées Catalanes qui tente d’atteindre des volumes qui lui garantiraient son autonomie financière. Paradoxalement, la problématique d’aujourd’hui n’est pas tant les débouchés que les approvisionnements en viande. Décryptage d’un petit écosystème local en équilibre précaire.

Faire vivre les petits abattoirs relève du casse-tête. Proche des zones de production, en milieu rural, ils sont souvent éloignés de grandes zones urbaines où vivent les consommateurs. Mais ils assurent aussi une forme de service public et doivent suivre une réglementation de plus en plus drastique et coûteuse.

À Quillan, le couperet de la guillotine n'est pas passé loin en 2019, avec une suspension administrative de quelques jours. Tout le monde s'était alors regroupé autour de cette petite structure, quelques centaines de tonnes par an, propriété d'un syndicat mixte et géré par une société privée. Une solution était rapidement trouvée, les mesures correctrices mises en œuvre, et l'abattoir avait pu reprendre ses activités.

Un accident qui met en lumière le rôle essentiel que peut jouer l'association Viandes des Pyrénées Audoise qui entre dans sa cinquième année.

Bientôt une SCIC

Créée en 2017 à l'initiative du Pôle territorial de compétence économique de la haute vallée de l'Aude, l'association est parvenue à monter en puissance même si elle n'a pas encore atteint les volumes qui garantiraient son autonomie financière.

«Aujourd'hui, nous avons référencé 28 bouchers mais seulement cinq ont travaillé avec nous cette année,détaille Aurélie Carbonell, animatrice de l'association.Du côté des éleveurs, nous avons 58 éleveurs référencés et cette année, nous avons travaillé avec 16 éleveurs de bovins, sept d'ovins et un éleveur de porcs. »

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L'association, qui est vouée à devenir une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), fait le lien entre le marché et les éleveurs, organise les plannings en fonction des besoins des clients, apporte une aide technique aux éleveurs, contrôle les carcasses... Le développement n'a toutefois pas été aussi rapide qu'espéré, même s'il s'est fortement accéléré cette année.

«Nous étions à 47,5 tonnes à la mi-novembre et espérons atteindre 50 tonnes à la fin de l'année, nous n'avions commercialisé que 27,4 tonnes l'an passé», souligne l'animatrice de l'association.

Yann Kerveno

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