Le groupe coopératif audois Arterris consolide son aval
Yann Kerveno
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Sur l'exercice 2020-2021, le chiffre d'affaires du groupe coopératif Arterris s'est établi à 1,003 milliard d'euros, en très léger retrait par rapport à l'exercice précédent.
Yann Kerveno
Le groupe coopératif audois Arterris consolide son aval
Malgré une année complexe, le groupe coopératif audois Arterris maintient son chiffre d’affaires à un milliard d’euros et conserve sa capacité à investir pour ses adhérents. Il confirme notamment ses projets d’investissements sur l’outil industriel de production de semences, et amorce une diversification de son réseau de distribution grand public avec la création d’une nouvelle enseigne, Marché Occitan, en parallèle de Gamm Vert.
Au vu de son exercice 2020-2021, le groupe coopératif audois Arterris est parvenu à maintenir son chiffre d'affaires malgré le contexte Covid. En révélant ce bilan, les dirigeants ont évoqué les évolutions importantes survenues dans le groupe au cours de ces dix-huit derniers mois.
Parmi elles, il y a bien entendu les investissements réalisés qui viennent consolider l'architecture du groupe. Il s'agit en particulier du rachat de la moitié du capital des Moulins Pyrénées qui lui manquait pour en être le propriétaire exclusif. De quoi contrôler les 80.000 tonnes de farines produites chaque année avec des blés en provenance de ses adhérents.
Il y a eu aussi le rachat de Massaferro, spécialiste de la pomme de terre, implanté dans le sud-est et qui réalise 23 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont La Tribune s'était fait l'écho début novembre dernier. Voilà pour ce qui est de la croissance externe.
L'axe de la distribution grand public
D'autres leviers ont été activés, comme le développement à venir de concentrés de protéines issus de légumineuses au sein de la joint-venture constitué avec Ciacam. Des produits dont la demande est aujourd'hui fortement tirée par les alternatives à la viande.
Le groupe a aussi décidé de ne pas céder aux Cassandre qui annoncent la fin de la production de semences en France au profit de l'Europe de l'Est. Les investissements sont importants : 14 millions d'euros, consentis en deux tranches, sur l'outil industriel de production de semences pour augmenter les capacités d'enrobage et les cadences mais aussi pour mettre en route une ligne entièrement dédiée aux semences bios.
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L'abattoir de Labruguière, dans le Tarn, fera lui aussi l'objet d'une remise à niveau pour 2 millions d'euros. Sa capacité doit ainsi passer de 450.000 à 800.000 volailles dans les différentes gammes et labels produits pour les Fermiers occitans.
Le groupe s'intéresse aussi de plus en plus à la distribution grand public, au-delà des 36 enseignes Gamm Vert exploitées jusqu'ici : le groupe a ouvert deux boutiques à Toulouse et Balma, sous l'enseigne Marché Occitan, ainsi qu'un site internet pour la vente en ligne. Il annonce avoir planifié l'ouverture d'une vingtaine de points de vente sous cette enseigne en cinq ans, dont les prochains dans la couronne toulousaine, suivie du Roussillon et du Languedoc.