Emploi : en Occitanie, la filière agroalimentaire sonne la mobilisation générale pour séduire à nouveau
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Ils étaient tous autour de la table le 10 novembre dernier, à l'initiative de l'AREA Occitanie, réseau régional de l'agroalimentaire réunissant 330 entreprises en Occitanie, des organisations professionnelles de la branche aux structures de formation, en passant par Pôle Emploi, l'Education Nationale ou l'APEC. Pas une rencontre de crise mais de mobilisation autour d'un problème majeur et croissant, la fidélisation des salariés et le recrutement, qui s'inscrivait dans le cadre de la Semaine Nationale de l'Emploi Agroalimentaire (du 6 au 10 novembre). L'occasion pour les entreprises et coopératives du secteur d'ouvrir leurs portes, en partenariat avec Pôle emploi Occitanie, pour attirer de nouveaux talents.
Car sans surprise, la filière n'attire plus. Ou peu. En cause notamment, une image peu valorisée, qui peine à se renouveler et conserve des stigmates de pénibilité ou de métiers « archaïques », comme s'ils étaient passés sous les radars de la modernisation et de la digitalisation...
En Occitanie, la filière est pourtant un poids lourd et un pilier de l'économie régionale. Mais sur le volet de l'emploi, comme toutes les filières, les entreprises sont à la peine.
Entre juillet 2022 et juin 2023, Pôle Emploi Occitanie avait enregistré 6.442 offres d'emploi, soit une hausse de 12,5% en un an. Un chiffre qui n'est pas représentatif de la dynamique de filière car le service public de l'emploi ne collecte qu'une partie des offres émises par les entreprises. Et une hausse qui est le signe d'une embellie d'activité pour la filière mais aussi le fruit d'un travail plus resserré entre Pôle Emploi et la filière.
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Sur ces 6.442 offres, 97% portaient sur des contrats à temps complet, 58% pour des offres de travail temporaire, 11% s'adressaient à des techniciens, agents de maîtrise et cadres, 49% à des personnes peu ou pas qualifiées. Et 50% étaient des projets de recrutement saisonniers. Presque la moitié des offres (43%) étaient concentrées en Haute-Garonne, Hérault et Tarn, sur en priorité des métiers d'assemblage, tri ou emballage, de conduite d'équipement de production et de conduite d'équipement de conditionnement. 46% des projets de recrutements étaient alors jugés « difficiles » par les entreprise en raison d'un déficit d'attractivité de la filière et de candidats au profil inadéquat, avec des tensions en particulier sur le management de l'ingénierie de production, et sur l'abattage et la découpe de viandes.
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