Cartoucherie : où en est le grand projet de tiers-lieu ?

Gabriel Kenedi
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À l'origine de ce projet très ambitieux, un coup de foudre... pour un bâtiment inoccupé depuis 15 ans. Celui des anciennes usines Giat, une cartoucherie où ont travaillé jusqu'à 3000 personnes lorsque l'activité était en plein essor, il y a un siècle. Ces deux halles à l'abandon, Sylvain Barfety, chef d'orchestre du projet mené par le collectif Cosmopolis, souhaite en faire un lieu inédit à Toulouse.
Un tiers-lieu ? "C'est un espace qui n'est ni vraiment un lieu de travail, ni vraiment un lieu de détente, ni vraiment un chez soi. La mixité des usages est très importante. C'est un lieu qui est porteur d'une utopie. Notre utopie à nous, c'est la transition écologique, au sens large ", explique Sylvain Barfety.
Sylvain Barfety, chef d'orchestre du projet (Crédit : Rémi Benoit).
Pour mener à bien ce projet, six associés (Azalay Invest - la société de Sylvain Barfety, The Roof Toulouse et UCPA, Sur La Route, TM CO , Palanca-Allô Bernard et Gotham/Immo Retail) ont apporté 20% de fonds propres, soit environ 6 millions d'euros. Ce groupement d'investisseurs est composé d'entrepreneurs emblématiques, comme Gilles Jumaire (ancien patron de Bleu Citron) qui coordonnera la partie culturelle et artistique du projet.
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Le reste est financé à hauteur de 10% par des subventions de l'Union Européenne (au titre de la création d'un bâtiment exemplaire en terme d'écologie) et surtout à 70% par des banques, dont l'une d'entre-elles est le Crédit Coopératif. Le coût total de l'investissement est estimé à 26 millions d'euros, et l'ouverture est prévue pour février 2020.
Gabriel Kenedi