Syntony met le GPS dans les métros du monde entier

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

syntony
Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

syntony
Rémi Benoit
Chacun a déjà pu en faire l'expérience : il suffit d'entrer dans un parking souterrain ou le métro pour perdre le signal GPS. Afin d'y remédier, la jeune entreprise toulousaine Syntony, spin-off de la société d'ingénierie Silicom, a mis au point un récepteur GPS fonctionnant sur logiciel par radionavigation et capable de fournir la position d'un objet même dans un endroit couvert, sans installer de wifi ou de puces RFID. Cette technologie a aussi l'avantage de diviser par 100 la consommation d'énergie nécessaire à la localisation, le puissant algorithme développé par Syntony permettant par exemple d'obtenir la position d'un objet connecté en 10 millièmes de secondes contre 30 secondes à deux minutes pour une plus traditionnelle puce électronique.
À la création de la société en 2015, Syntony a d'abord vendu ses récepteurs GPS de pointe dans le secteur aérospatial pour la fusée Ariane, des drones militaires ou les essais en vol d'Airbus. Puis très vite, la jeune pousse s'est diversifiée vers le secteur des transports, à commencer par le métro.
Locaux de Syntony à Toulouse (Crédits : Rémi Benoit).
À lire également
En présentant sa technologie, le dirigeant s'est aperçu que d'autres infrastructures de transport étaient intéressées. "À New-York, il y a entre 10 et 20 dépôts de bus pour une flotte totale de 6 000 bus. Ces dépôts sont des espaces couverts dans lesquels le signal GPS ne passe pas et les agents perdent beaucoup de temps à localiser les bus : ce serait l'équivalent d'un temps plein par dépôt !", complète-t-il. La Ratp elle aussi aimerait tester les récepteurs GPS de Syntony pour ses dépôts de bus. Le bus, le métro et demain sûrement la voiture autonome.
Florine Galéron