Une nouvelle usine en Inde pour Latécoère
Héloïse Thepaut avec Florine Galéron

D'une surface de 4 400 m2, l'usine fabriquera le harnais principal de la radio navigation du Falcon 2000.
Rémi Benoit
Héloïse Thepaut avec Florine Galéron

D'une surface de 4 400 m2, l'usine fabriquera le harnais principal de la radio navigation du Falcon 2000.
Rémi Benoit
Cap sur l'Asie pour Latécoère. Le sous-traitant a présenté, mardi 10 septembre, sa nouvelle usine à Belagavi en Inde, dans l'état du Karnataka. D'une surface totale de 4 400 m2, l'usine est dédiée à la fabrication du harnais principal de la radionavigation du Falcon 2000 et, à terme, de la pieuvre principale de ce même avion ainsi que du contrat Thales de câblage avionique pour des avions tels que les Boeing B777, B737 et Airbus A320 et de nombreuses compagnies aériennes (Emirates, British Airways ou encore Qatar). Ce nouveau site emploie 70 personnes et vise un effectif de 300 en 2022.
Inde, Maroc, Mexique, Chine... les délocalisations ne cessent de s'intensifier chez les sous-traitants. Pour réduire leurs coûts, quantité d'ETI ont décidé de produire dans des pays low-cost. Ainsi, en trois ans, Latécoère a ouvert trois usines à l'étranger.
Au total, 31 % de l'activité sous-traitée dans le Sud-Ouest l'est à l'étranger, d'après la dernière enquête de l'Insee sur le sujet. Pour autant, le volume d'emplois dans la filière aéronautique a connu une croissance de plus de 3 % en Occitanie en 2017, pour atteindre plus de 107 000 salariés selon l'Insee.
Les entreprises, de plus en plus mises en difficulté par les baisses de prix demandées par leurs clients, se doivent d'être les plus compétitives possibles. En plus de la délocalisation, les sous-traitants ont ainsi misé sur l'automatisation. En 2018, Latécoère a ouvert une usine robotisée à Montredon, près de Toulouse. "Nous estimons que l'usine connectée et automatisée de Montredon nous a permis de faire 20 à 30 % moins cher qu'en sous-traitant", déclarait la directrice générale du groupe Latécoère. Malgré tout, les usines robotisées ne suffisent pas face à la délocalisation.
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Impossible de suivre c'est le risque, en effet. En 2003, Airbus produisait 320 avions, puis 500 appareils en 2009, avant d'atteindre 800 livraisons l'an dernier. Une croissance qui n'est pas prête de s'arrêter puisque l'avionneur européen a pour objectif de livrer entre 880 et 890 avions en 2019.
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Héloïse Thepaut avec Florine Galéron