Sigfox passe sous drapeau singapourien : le plan du nouveau propriétaire

Pierrick Merlet
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Quelques heures plus tôt, le tribunal de commerce de Toulouse a enclenché une nouvelle page de l'histoire de Sigfox en sélectionnant la société UnaBiz comme son repreneur. Pour ce faire, la société singapourienne a dû se démarquer dans une forêt de neuf dossiers, puis trois "finalistes" dont les Français Actility et OTEIS.
Mais quel avenir offre UnaBiz à cette ancienne star de la French Tech, fondée en 2010 à Toulouse par Christophe Fourtet et Ludovic Le Moan et spécialisée dans l'Internet des Objets avec son réseau "0G" ? Si l'offre n'avait au départ pas les faveurs du gouvernement, en raison de son origine étrangère, en revanche les salariés et la direction avaient désigné UnaBiz comme leur choix numéro 1. Et ce, pour plusieurs raisons.
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Tout d'abord, la société singapourienne - qui n'a eu d'autre choix que de s'immatriculer à Toulouse pour rassurer le gouvernement sur l'avenir d'une technologie française qui peut avoir des applications civiles mais aussi militaires - connait bien la maison Sigfox. Le cofondateur d'UnaBiz et son co-gérant, Henri Bong, en première ligne ces dernières semaines pour défendre son offre, est un ancien salarié de la startup toulousaine. Il a été pendant un an, entre 2015 et 2016, le responsable du développement du business et des ventes pour Sigfox en Asie, avant de monter sa propre structure. Cette dernière a des liens commerciaux étroits avec Sigfox, puisqu'elle est son opérateur distributeur pour la zone Singapour-Taïwan. "Depuis, UnaBiz est devenue le plus important contributeur et client de Sigfox au niveau mondial", assurait même il y a quelques jours Henri Bong dans une lettre ouverte au président de la République sortant, Emmanuel Macron.
Pierrick Merlet