Comment le Toulousain Agenium contribue à la surveillance de l'espace

Florine Galéron
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Le Commandement de l'Espace dispose de locaux provisoires au sein du Cnes à Toulouse.
Frédéric Scheiber

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Le Commandement de l'Espace dispose de locaux provisoires au sein du Cnes à Toulouse.
Frédéric Scheiber
Avec sa constellation Starlink, Elon Musk va envoyer des dizaines de milliers de satellites dans l'espace. Le dirigeant de Space X ambitionne au travers de ce projet gigantesque de connecter le monde entier à Internet. "Mais ce nouveau type de constellation pose plusieurs difficultés. Le premier enjeu considérable consiste à gérer l'encombrement de l'espace pour éviter les collisions et le risque de créer des débris supplémentaires", pointe Joël Castets, président d'Agenium.
Cette PME toulousaine fondée en 2003 accompagne depuis près de 20 ans le ministère des Armées dans l'utilisation de logiciels pour la surveillance de l'espace.
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La surveillance de l'espace est devenue ces dernières années une préoccupation grandissante des militaires français. Et pas seulement en raison de la multiplication d'objets en orbite avec l'essor des constellations de type Starlink. Florence Parly (alors ministre des Armées) avait révélé en 2018 à Toulouse une tentative d'espionnage russe ciblant un satellite français, Athena-Fidus, mettant en évidence la vulnérabilité de l'infrastructure spatiale nationale. Plusieurs pays comme la Chine, l'Inde et plus récemment la Russie ont été jusqu'à tirer sur un satellite pour faire une démonstration de force. De cette menace croissante est né en 2019 le Commandement de l'Espace qui a pris ses quartiers au sein du Cnes à Toulouse. L'une des premières concrétisations du CDE a consisté en l'organisation de deux exercices AsterX au printemps 2021 et 2022 durant lesquels une dizaine de scénarios d'anomalies dans l'espace ont été testés de manière virtuelle.
Florine Galéron