La startup toulousaine Infinite Orbits, dont le premier nanosatellite sera lancé par SpaceX au mois de décembre, va travailler avec l'un des plus grands opérateurs de satellites au monde pour offrir des services en orbite géostationnaire.Jamais il n'y a eu autant de satellites en orbite au-dessus de nos têtes. 2.800 engins spatiaux fonctionnels ont été recensés dans le dernier rapport de l'Agence spatiale européenne, un chiffre qui ne comptabilise pas les milliers de satellites arrivés en fin de vie et les innombrables débris spatiaux. La congestion de l'espace est telle qu'elle pourrait mettre à mal le lancement de nouvelles missions et gêner l'activité des satellites déjà en orbite.
À Toulouse, la jeune société Infinite Orbits veut envoyer des nanosatellites pour réaliser des services en orbite (inspection, recharge de carburant, opérations de maintenance) sur les satellites et ainsi allonger leur durée de vie plutôt que d'envoyer des engins spatiaux supplémentaires pour les remplacer.
Intelsat, pionnier de l'extension de vie des satellites
À l'occasion du Congrès international d'astronautique (IAC), Ia startup vient d'annoncer une collaboration avec l'un des plus grands opérateurs de satellites au monde, Intelsat, pour développer des services en orbite géostationnaire.
«Intelsat est le seul opérateur au monde à avoir réussi à exécuter une mission d'extension de vie, autrement dit d'amener un supplément de fuel à un satellite pour qu'il puisse rester cinq ans de plus en orbite. C'est une opération assez complexe. Intelsat dispose déjà d'une forte connaissance des services en orbite et nous allons pouvoir grandir avec eux», se félicite Adel Haddoud.
Une navigation autonome pour s'amarrer à un satellite
Cet entrepreneur algérien a fait ses études à Toulouse au sein de l'Isae-Supaero avant de poursuivre un MBA à l'Insead. Il a créé plusieurs sociétés aux États-Unis avant de faire la rencontre des étudiants et de reprendre le management d'Infinite Orbits. La pépite spatiale a vu le jour il y a trois ans aux États-Unis, portée par trois étudiants de l'Université de Columbia à New York et de Stanford dans la Silicon Valley.