Mistral part à la conquête de nouveaux marchés dans le spatial et les drones
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Vingt ans après la création de M3 Systems à une trentaine de kilomètres au sud de Toulouse, le groupe Mistral vient d'opérer une restructuration majeure de ses activités. Son site historique de 350 m2 à Lavernose-Lacasse regroupe depuis le début du mois les équipes de Boréal, startup rachetée par Mistral en 2015 et jusqu'ici basée à Castanet, qui a mis au point un drone capable de voler sur 800 km avec huit heures d'autonomie.
Sur place, Boréal pourra accéder aux laboratoires de M3 Systems depuis lesquels la société teste des récepteurs GPS qui équipent les voitures et les trains. M3 Systems compte parmi ses clients les grands constructeurs automobiles (Stellantis, Renault-Nissan) et des acteurs ferroviaires (SNCF en France et Hitachi au Japon). Une filiale de M3 Systems en Belgique a aussi été créée en 2005 pour répondre à un contrat d'Eurocontrol, l'organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, avec le développement d'algorithmes pour améliorer les flux aériens dans les aéroports.
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Le second volet de cette réorganisation s'est traduit par la création en janvier dernier d'un site dans le centre ville de Toulouse dédié aux activités d'ingénierie du groupe. M3 Systems a fourni toute une série d'études pour les agences spatiales (CNES, ESA) dans le cadre du déploiement de Galileo, l'alternative européenne au GPS américain.