CS Group a profité du dernier salon du Bourget pour livrer une démonstration d’une attaque multi domaine et avec une solution de coordination à destination des forces armées. Déjà utilisée par la majorité des centres de coordination des sapeurs-pompiers en France, la solution logicielle Crimson pourrait être déclinée pour les nouveaux besoins militaires. En parallèle, le groupe a déjà déployé une quarantaine de systèmes de drone intercepteur de drones, une solution qui pourrait apporter une valeur ajoutée pour la surveillance de grands événements comme les JO de Paris en 2024.«
Un sommet de chefs d'État se tient sur le porte-avions Charles de Gaulle dans le Sud de la France. Quand soudain une attaque fomentée par un État hostile survient pour stresser l'ensemble du dispositif de sûreté de sécurité. Des cyberattaques en série sont lancées à l'échelle du territoire national et aussi au niveau de Toulon, là où est stationné le Charles de Gaulle. Et parallèlement, dans l'espace aérien, un avion civil vient de pénétrer sans contact radio. Quelques minutes plus tard, un attentat est signalé dans le centre-ville. La gendarmerie décide de déployer un drone sur la scène présumé de l'attentat », décrit Philippe Loviconi, c
onseiller opérationnel et porteur de l'offre protection multi domaine
chez CS Group.
Le groupe a profité du dernier salon du Bourget pour livrer une démonstration d'une attaque multi domaine, une nouvelle forme de menace à laquelle doivent se préparer les forces armées.
Des militaires face à des tsunamis d'informations
«Il faut imaginer qu'avant la Première Guerre mondiale, il n'existait que deux domaines de lutte : le maritime et le terrestre, étant donné que l'aviation militaire en était à ses premiers balbutiements. Aujourd'hui, les armées peuvent faire face à des attaques dans cinq domaines : terrestre, maritime, aérien, spatial et dans le cyberespace. Et encore, cette typologie n'inclut pas le spectre électromagnétique avec ce que l'on appelle la guerre informationnelle. Au lieu de planifier en amont les opérations dans chacun des domaines, les militaires doivent désormais les exécuter toutes en même temps. En parallèle, le rythme des communications et de la circulation de l'information s'est accéléré ainsi que le tempo des opérations avec une numérisation du champ de bataille», développe Philippe Loviconi.
À l'image de l'internaute qui peut souffrir d'infobésité, noyé sous sous un flux d'actualités, le militaire peut aujourd'hui être confronté à un tsunami de remontées du terrain difficiles à analyser, ce qui complique sa prise de décision. D'où l'idée de faire appel à un système de commandement de contrôle qui donne une vue d'ensemble et en temps réel des attaques en cours.
Une solution adoptée par les pompiers français
CS Group a déjà déployé depuis plusieurs années sa solution logicielle Crimson qui fait appel à
un moteur cartographique 2D/3D pour offrir une vue globale synthétique et exploiter le jumeau numérique du site à sécuriser.
Sur les écrans, une carte de France recense toutes les attaques en cours déclenchées lors du scénario. En zoomant sur chaque événement, les décideurs de la cellule de crise peuvent décider d'affecter la gestion de tel incident à une équipe en particulier. Il est aussi possible de mettre plusieurs niveaux de filtres sur les données. «
L'enjeu, c'est le partage des données entre des entités qui normalement ne sont pas connectées, comme des entités civiles et militaires mais aussi d'être capable de sélectionner la bonne donnée au bon moment pour éviter d'être submergé. L'urgentiste n'a pas besoin d'avoir la plaque d'immatriculation d'un véhicule mais un hélicoptère du Samu, c'est bien qu'il soit vu par tout le monde», illustre Nicolas Chaperon, ingénieur chez CS Group.