Trente-six mille débris de plus de dix centimètres encombrent actuellement l'espace d'après l'Agence spatiale européenne. Cette prolifération d'objets en orbite n'est pas près de s'arrêter au vu de l'essor exponentiel du nombre de satellites qui doivent être envoyés en orbite dans les prochaines années. « La multiplication des satellites entraîne une multiplication potentielle des débris ou de risques dans le domaine spatial. L'arrivée des nouvelles constellations Iridium, OneWeb et la future constellation au niveau européen de télécoms génère des besoins grandissants de surveillance spatiale pour superviser l'ensemble de ces objets », observe Sylvain D'hoine, vice-président des activités spatiales de CS Group.
Le groupe qui compte plus de 3.000 collaborateurs en France dont 800 à Toulouse a acquis depuis 40 ans une solide expérience dans le développement de systèmes sol de contrôle et d'opérations des vols pour les grands industriels du secteur (Airbus, Thales Alenia Space) mais aussi les agences spatiales (Cnes, Esa). Face aux besoins grandissants de surveillance de l'espace, CS Group va construire dans ses locaux à Toulouse un centre de contrôle adapté aux besoins des nanosatellites.
Les travaux pour ce futur centre de contrôle devraient débuter au cours du second trimestre pour une entrée en service opérationnelle à la fin de l'année. CS Group mettra à disposition ce nouvel équipement pour une première mission (Astroid) remportée par un consortium de sept industriels mené par Hemeria dans le cadre du plan France Relance.