La décision d'Air France n'en finit pas de faire couler de l'encre. La compagnie française a confirmé le 18 octobre dernier sa volonté de
quitter l'aéroport d'Orly pour concentrer ses opérations à Roissy et d'assurer les vols vers le sud de Paris par sa filiale low-cost Transavia dès l'été 2026. Air France pointe notamment
«
le développement de la visioconférence, la réduction des déplacements professionnels sur le domestique et le report vers le train » qui ont engendré une chute de 40% du trafic domestique au départ d'Orly entre 2019 et 2023.
L'annonce n'est pas passée inaperçue à Toulouse où la fameuse Navette est très prisée de la clientèle affaires. D'autant que la Ville rose devra attendre encore la prochaine décennie pour voir arriver une ligne à grande vitesse pour la relier à la capitale en 3h10.
Après cette annonce, six sénateurs d'Occitanie (Pierre-Antoine Lévi (Tarn-et-Garonne, Union centriste), François Bonhomme (Tarn-et-Garonne, Les Républicains), Alain Chatillon (Haute-Garonne, Les Républicains), Pierre Médevielle (Haute-Garonne, Les Indépendants), Philippe Folliot (Tarn, Union centriste) et Maryse Carrère (Hautes-Pyrénées (PRG)), ont adressé ce lundi un courrier au ministre des Transports Clément Beaune. Dans cette missive, ils expriment leur profonde préoccupation face aux « conséquences désastreuses pour l'attractivité économique, le développement économique et la connectivité » du territoire.