Ski : malgré l'inflation, les Pyrénées s'attendent à faire le plein

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

saint lary
Altiservice

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

saint lary
Altiservice
52 euros le forfait journée à Saint-Lary, 46 euros à Font-Romeu, 51 euros au Grand Tourmalet... avec l'inflation, les tarifs pour skier flambent dans les Pyrénées. « Nos forfaits de ski suivent le même niveau que le coût de la vie. Cette inflation nous impacte à tous les niveaux : aussi bien sur les salaires que pour l'énergie », rappelle Yves Rougier, président d'Altiservice qui exploite les stations de Saint-Lary et de Font-Romeu.
Même constat du côté de N'PY, le réseau le plus puissant des Pyrénées qui regroupe sept stations (dont Peyragudes et le Grand Tourmalet) et le Pic du Midi.
«C
omme toutes les entreprises, nous sommes impactés par le coût de l'énergie qui est passé en un an de 5 % à 15 % de nos charges en moyenne », fait remarquer Guillaume Roger, directeur opérationnel de N'PY RESA.« Il faut savoir que l'année dernière, au niveau de la branche professionnelle, nous avons augmenté de 7,1 % les salaires pour les professions au premier niveau de notre grille. C'est une décision historique avec un accord signé par la CGT et FO. Le patronat veut permettre aux salariés de bien vivre sur nos territoires », commente pour sa part Anne Marty, directrice adjointe d'Altiservice.
À lire également
Cette hausse des tarifs n'impacte pas en tout cas l'activité des domaines. Malgré une répercussion partielle de l'inflation sur les forfaits la saison passée, le réseau N'Py a atteint 60 millions d'euros de chiffre d'affaires et totalisé près de deux millions de journées-ski, soit légèrement moins que sur la saison 2021-2022 qualifiée d'exceptionnelle en terme d'enneigement et d'ensoleillement. Début janvier, les stations de ski des Pyrénées avaient dû recourir à de l'activité partielle en raison du manque de neige.
Florine Galéron