« Il faut prendre conscience que seulement 1% du gaz consommé en France a été produit dans l'Hexagone. Tout le reste vient de l'étranger. Les Etats-Unis fournissent 25% du gaz consommé (obtenu par la fracturation hydraulique des gaz de schiste) et 15% via les importations russes. On enrichit des puissances étrangères alors qu'il existe une alternative en France. C'est un véritable enjeu de souveraineté », plaide
Jean-Raphaël
Corvol, directeur énergie d'Ilek.
Fondé en 2016, le fournisseur d'énergie toulousain occupe une place atypique dans le paysage énergétique français. Aux côtés par exemple d'
Enercoop, il figure parmi les principaux fournisseurs alternatifs français positionnés sur l'énergie renouvelable. Et c'est le premier fournisseur indépendant à se positionner dès 2018 sur le gaz vert. Aujourd'hui, Ilek alimente près de 40.000 clients via un réseau français de 40 sites de méthanisation agricole. « Cela permet aux agriculteurs de diversifier leurs revenus », met en avant Rémy Companyo, cofondateur d'Ilek. « Cette solution a également une meilleure empreinte carbone que le gaz naturel ou extrait des souterrains qui traversent le monde par bateau ou par pipeline pour arriver jusqu'en France. Défendre le gaz français ne repose pas que sur un intérêt chauvin, il y a aussi un impact sur les émissions de CO2 », complète Jean-Raphaël Corvol.