L'Occitanie va entrer dans le club fermé des régions hébergeant des usines de batteries électriques. Skeleton Technologies, entreprise estonienne positionnée sur le stockage d'énergie à haute puissance pour la mobilité lourde, a choisi la région pour construire sa première usine française de super-batteries. L'annonce a été faite lors du sommet Choose France organisé ce lundi à Versailles par le gouvernement.
Le groupe prévoit d'investir 600 millions d'euros en cinq ans. Dès cet hiver, Skeleton lancera des activités de R&D à Toulouse pour développer ses batteries de nouvelle génération. Par la suite, le groupe construira un site en Occitanie pour fabriquer son produit phare, la Super-Battery. Ce dernier doit entrer en service fin 2027 avec 300 emplois à la clé.
Fondée en 2009 en Estonie, Skeleton Technologies développe une batterie de très haute puissance qui ne nécessite pas de métaux rares et difficiles à trouver en Europe, comme le nickel ou le cobalt. A la place, la société mise sur le graphène qui est fabriqué à partir de matériaux produits localement et traités en Europe. La pépite estonienne a déjà ouvert deux sites de production en Allemagne (en Saxe et près de Leipzig). Pour cette nouvelle usine, l'Occitanie a dû faire face à une concurrence ardue avec d'autres régions françaises mais aussi des sites en Allemagne et en Finlande. A l'automne dernier, le magazine Challenges indiquait ainsi que la région Hauts-de-France avait bon espoir de remporter l'implantation de cette usine. Cette région, qui compte devenir une "vallée de la batterie", a déjà décroché l'implantation à Dunkerque de la gigafactory de la startup grenobloise Verkor. Au détriment notamment de l'Occitanie alors que le maire de Rodez, Christian Teyssèdre, misait sur cette usine pour compenser les difficultés de l'usine automobile Bosch.