Aéronautique : Liebherr-Aerospace Toulouse et l’Isae-Supaero planchent sur l’avion décarboné
Florine Galéron
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Liebherr-Aerospace Toulouse et l’Isae-Supaero lancent une chaire sur l’avion décarboné consacrée aux systèmes de conditionnement d’air des futurs avions à faibles émissions.
Rémi Benoit
Alors qu'Airbus vise 2035 pour mettre en service un avion à hydrogène, Liebherr-Aerospace Toulouse se prépare déjà à l'arrivée de ces aéronefs décarbonés. Le sous-traitant s'est allié avec l'Isae-Supaéro pour créer une chaire consacrée aux systèmes de conditionnement d’air des futurs avions à faibles émissions.
Airbus affiche toujours l'objectif de faire voler un avion à hydrogène en 2035. Cet aéronef d'un nouveau genre pose d'immenses défis en matière de stockage et d'intégration dans l'avion... Sans parler des infrastructures nécessaires à proximité des aéroports. L'hydrogène représente aussi un vrai challenge pour toutes les composantes de l'aéronef. C'est notamment le cas pour les systèmes d'air des avions. Ces derniers s'assurent que les cabines des avions soient pressurisées de manière adéquate, peu importe l'altitude de l'appareil, gèrent le renouvellement de l'air pour éviter la propagation des maladies, ou encore diffusent la climatisation pour maintenir une température de confort pour les passagers aux quatre coins du globe.
Photo d'illustration (Crédits : Rémi Benoit)
Les systèmes d'air assurent la pressurisation et la climatisation de la cabine d'avion. (Crédits : Rémi Benoit)
Avec l'arrivée du programme ZEROe d'Airbus, l'avionneur européen explore deux technologies en parallèle : pile à combustible ou moteur hydrogène.
«On parle de propulser des avions avec des piles à combustible. Dans cette perspective, nous pourrons être amenés à fournirla partie alimentation en air de ces aéronefs à faibles émissions via une turbomachine.Pour être prêts dès 2035, il faut s'y mettre dès maintenant», estimeNathalie Duquesne, directrice générale de Liebherr-Aerospace Toulouse.
Raison pour laquelle le sous-traitant aéronautique s'est allié avec l'Isae-Supaéro pour créer cette année la chaire Castor (chaire pour l'aérodynamique des turbomachines radiales). Mobilisant une vingtaine de personnes sur quatre ans et dotée d'un budget d'1,25 million d'euros (provenant pour moitié de Liebherr-Aerospace Toulouse et pour moitié de l'Agence nationale de la recherche), cette chaire doit permettre d'imaginer des systèmes d'air plus efficaces et les moins énergivores possibles pour les futurs aéronefs.