Le 9 juillet dernier, le lanceur Ariane 6 s'élançait pour la première fois. A son bord, Bikini, le démonstrateur miniature du futur cargo spatial de The Exploration Company. Malheureusement pour la startup franco-allemande, en raison d'une anomalie, la fusée n'a pas pu lancer la capsule dans sa trajectoire de rentrée atmosphérique. Ce sera l'objectif de la deuxième mission, baptisée Mission Possible, qui doit s'envoler début 2025 avec SpaceX.
Cette nouvelle capsule embarquera une charge utile expérimentale développée par des lycéens en Australie, au Rwanda, à Singapour, en Ukraine, en Colombie, aux Émirats Arabes Unis et aux États-Unis. L'initiative portée par l'association toulousaine Space Elevator a vocation à démocratiser les métiers du spatial.
« C'est hyper inspirant pour un lycéen de se dire qu'il a fait voler quelque chose en orbite, même si c'est une expérience symbolique. Cela va mettre à ces jeunes un premier pied à l'étrier et leur montrer que ce n'est pas sorcier de faire du spatial. Là où, il y a encore cinq à dix ans, seules quelques universités américaines pouvaient faire timidement voler des choses à bord de la Station Spatiale Internationale, maintenant c'est accessible au plus grand nombre et c'est important de le faire savoir le plus tôt possible dans le parcours scolaire », indique Pierre Bertrand, président de Space Elevator.
Space Elevator a conçu l'expérience avec des étudiants de l'université Centrale Supélec. Les lycéens vont recevoir des kits pédagogiques de satellites. Les élèves devront souder des éléments sur une carte électronique. Au-delà de cette partie hardware, il faudra aussi faire appel à du codage pour la partie logiciel de la charge utile. Chaque pays confectionnera une carte électronique qui sera intégrée au satellite par la startup australienne Robinson Aerospace Systems.