Aéronautique : Toulouse étudie les angles morts des avions électriques

Florine Galéron
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A Toulouse, l'IRT peut reproduire des arcs électriques.
Rémi Benoit

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A Toulouse, l'IRT peut reproduire des arcs électriques.
Rémi Benoit
Depuis le laboratoire toulousain, les chercheurs simulent l'un des pires cauchemars de l'industrie aéronautique : la formation d'un arc électrique dans un avion.
L'institut de recherche technologique vient de décrocher 40 millions d'euros de l'Etat (et une enveloppe conditionnelle de 20 millions d'euros supplémentaires) dans le cadre de France 2030 pour lancer le programme Filae (FILière Aéronautique Electrique) qui va étudier douze technologies manquantes mais pourtant indispensables à l'électrification de l'aviation.
L'un des axes de recherche est de contribuer à structurer une filière française et européenne en électronique de puissance compatible avec l'environnement aéronautique. L'arrivée des avions hybrides électriques induit une montée en tension spectaculaire qui décuple les risques de phénomènes physiques, comme les décharges partielles ou les arcs électriques.
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L'institut mène ses travaux depuis le B612, bâtiment totem de la recherche aéronautique et spatiale dans la Ville rose inauguré en 2018. Au moment de la construction, 700 mètres carrés de grillage de cuivre ont été intégrés dans les fondations du bâtiment de manière à permettre aux chercheurs de recréer l'environnement flottant des avions, qui, par définition, ne bénéficient pas de prises électriques rattachées au sol. L'IRT bénéficie également d'une cage de Faraday afin de mesurer la pollution électromagnétique générée par les systèmes étudiés.
Florine Galéron