Un satellite Airbus pour percer les mystères des méga feux

Florine Galéron
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Il y a cinq ans, des méga feux ravageaient l'Australie, détruisant 18,6 millions d'hectares.
Reuters

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Il y a cinq ans, des méga feux ravageaient l'Australie, détruisant 18,6 millions d'hectares.
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Il y a cinq ans, des méga feux ravageaient l'Australie, détruisant 18 millions d'hectares. Le bilan humain est lourd : 33 morts, et 450 de plus imputables à l'inhalation de fumée. Durant quatre mois, entre 750 et 830 millions de tonnes de CO2 sont ainsi émises dans l'atmosphère, alors que l'Australie ne produit que 526 millions de tonnes annuellement. Des scientifiques ont sonné l'alerte : ces méga-feux risquent de se multiplier avec le réchauffement climatique et les grandes périodes de sécheresse en Australie.
L'impact de ce phénomène pourrait être mieux compris grâce au premier exemplaire d'IASI-NG, l'Interféromètre atmosphérique de sondage dans l'infrarouge de nouvelle génération, dont Airbus Defence & Space vient de finaliser à Toulouse l'intégration sur la nouvelle génération de satellites météo Metop-SG qui sera lancée à partir de l'automne 2025.
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Une avancée scientifique essentielle pour réduire la facture des événements climatiques extrêmes. « Les éruptions volcaniques ont un impact sur le trafic aérien par exemple », relève Dorothée Coppens, responsable du domaine de compétences Imagerie hyperspectrale à EUMETSAT. L'Organisation européenne pour l'exploitation de satellites météorologiques a mené une étude montrant que la nouvelle génération de satellites Metop-SG développée avec Airbus et l'Agence Spatiale Européenne (ESA) pourrait faire économiser au moins 63 milliards d'euros à l'économie européenne dont 6 milliards en limitant les dégâts sur les propriétés et les infrastructures.
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