Vignobles du Sud-Ouest : l'arrachage inquiète les acteurs de la filière
Elisa Centis
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Avec le plan d'arrachage, le groupe Fourcade enregistre une baisse des commandes de tracteurs.
Fourcade
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Avec le plan d'arrachage, le groupe Fourcade enregistre une baisse des commandes de tracteurs.
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Tonneliers, fournisseurs de matériels et de produits, ou encore œnologues... Tous ces partenaires des vignerons se demandent ce que leur réserve l'année 2025. L'arrachage de parcelles de vignes, prévu dans le cadre d'un plan national validé en octobre dernier, a commencé. Il vise à accompagner la réduction du potentiel viticole dans un contexte national de crise alors que la consommation d'alcool des Français a déjà baissé d'environ 70% en 60 ans. Et de nouvelles projections réalisées à la demande de la filière font redouter une contraction de 20% du marché du vin sur les 10 prochaines années. En échange de 4.000 euros l'hectare, les vigneronnes et vignerons se sont engagés à arracher 27.461 hectares. A l'échelle de l'ancienne région Midi-Pyrénées, ce sont 2.820 hectares qui vont disparaître, d'après les données du magazine Vitisphère.
« Il va y avoir moins d'hectares, moins d'approvisionnements à vendre. Donc mécaniquement, pour nous, il va y avoir une baisse », commence Sébastien Gardes, responsable commercial pour le sud du Lot, le Tarn, et le Tarn-et-Garonne de la coopérative Natera, qui fournit engrais et produits phytosanitaires aux vignerons et qui est née de la fusion de Capel et Unicor l'été dernier. Depuis cinq à six ans, Sébastien Gardes, en charge du pôle viti-vinicole, avait déjà observé une baisse des activités en raison du gel. Mais « nous avons toujours l'espoir d'une année meilleure, alors qu'avec l'arrachage, le volume en moins ne reviendra pas », pointe-t-il.
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Si la baisse va toucher tous les partenaires des vignerons, certains devraient être un peu moins pénalisés. Sylvain Raimondi, le directeur du laboratoire oenologique du Tarn à Gaillac, précise que la moitié des surfaces qui seront arrachées dans son département concernent des vignerons-coopérateurs qui disposent déjà d'un laboratoire au sein de leur cave. Ce ne seront donc pas des analyses en moins pour le laboratoire de Sylvain Raimondi qui travaille pour les vignerons indépendants. Il s'estime en partie épargné, car les services du laboratoire sont des « coûts obligatoires » pour commercialiser et élaborer le vin, expose l'oenologue qui travaille avec des vignerons du Tarn, mais aussi de l'Aveyron et du Pays Basque. « Il faut par exemple vérifier qu'il n'y a plus de sucre pour s'assurer de la fin de la fermentation », illustre-t-il.
Elisa Centis