Aides à l'arrachage des vignes : plus de 5.400 demandes déposées
latribune.fr

Début octobre, la Commission européenne avait approuvé jusqu'à 120 millions d'euros de subventions de l'Etat français pour soutenir les viticulteurs.
Longues Vignes
latribune.fr

Début octobre, la Commission européenne avait approuvé jusqu'à 120 millions d'euros de subventions de l'Etat français pour soutenir les viticulteurs.
Longues Vignes
Mise à jour le 14 novembre 2024 à 17h30 - ajout des superficies par département.
« Au terme de la période de dépôts des dossiers par les exploitants via la plateforme de télédéclaration, 5.418 demandes ont été déposées, portant sur l'arrachage de 27.461 hectares de vignes », a révélé FranceAgriMer dans un communiqué ce mercredi. Cela se traduit notamment par 4.955 hectares dans l'Aude, 4.219 hectares en Gironde, 4.015 hectares dans le Gard, 3.211 hectares dans l'Hérault et 2.613 hectares dans les Pyrénées-Orientales.
Le total des aides demandées « se monte à 109,8 millions d'euros », inférieur donc au budget initial, selon la même source. Début octobre, la Commission européenne avait approuvé jusqu'à 120 millions d'euros de subventions de l'Etat français pour soutenir les viticulteurs, touchés par les conséquences de la guerre en Ukraine.
Dans le cadre de ce régime autorisé en vertu de l'encadrement temporaire de crise et de transition en matière d'aides d'État, « l'aide prendra la forme de subventions directes », avait précisé Bruxelles.
La guerre en Ukraine a affecté les viticulteurs français en raison notamment de la pénurie des bouteilles en verre fabriquées par des usines ukrainiennes qui ont fermé, l'augmentation des coûts de la production et des perturbations des chaînes d'approvisionnement.
Ces éléments se sont ajoutés dans certains bassins de production viticole au désamour croissant pour le vin rouge, aux difficultés d'exportation vers la Chine et les États-Unis, au Covid-19 et à l'inflation. La France, premier producteur mondial de vin (48 millions d'hectolitres en 2023), connaît ainsi un déséquilibre entre l'offre et la demande.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Pour le Bordelais, premier vignoble AOC (appellation d'origine contrôlée) de France avec 103.000 hectares, la Commission européenne a déjà validé en novembre 2023 un plan d'arrachage « sanitaire » de 8.000 hectares, pouvant compter 1.500 hectares supplémentaires d'ici l'hiver prochain.
Ce dispositif cofinancé par l'État (38 millions d'euros) et l'interprofession (19 millions) offre 6.000 euros par hectare arraché, à condition de renaturer la parcelle (jachère ou forêt) pendant 20 ans ou d'adopter un autre type de culture. Plus de 1.200 exploitants, soit plus de 20% des viticulteurs du Bordelais, ont demandé à en bénéficier.
À lire également
Ce plan « sanitaire » est destiné à lutter contre la flavescence dorée, maladie qui menace les vignes laissées à l'abandon, et permet indirectement de réduire les volumes de production dans un vignoble très ébranlé par la chute de la consommation, particulièrement marquée pour le vin rouge.
(Avec AFP)
latribune.fr
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie