Vins sans alcool : l'Occitanie explore de nouvelles pistes
Elisa Centis
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En Occitanie, des domaines explorent la voie des vins no et low alcool.
Moderato
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En Occitanie, des domaines explorent la voie des vins no et low alcool.
Moderato
Célébrer Noël ou la Saint-Sylvestre avec un vin faiblement alcoolisé ou pas du tout alcoolisé... la pratique est encore confidentielle en France. « Selon la dernière étude de l'Institut international Wine and Spirit Research (IWSR), les vins sans alcool représentent 0,5% et les low alcool 0,1%, du marché total du vin, », indique Sébastien Thomas co-fondateur de Moderato une marque spécialisée dans le vin sans alcool avec des cépages typiques du Bordelais et de la Gascogne.
Mais comme plusieurs acteurs de la filière vin en Occitanie, il est convaincu de son potentiel. « On sent que c'est une tendance », insiste Vincent Gayrel, président des vignobles Gayrel dans le Tarn (près de 300 hectares) qui a lancé en 2024 une gamme de vins baptisée FRAÎ faiblement alcoolisé (blanc, rosé à 9° et rouge à 11°). « Les jeunes de 20-25 ans adhèrent facilement, à partir du moment où ils ont goûté. Cela fonctionne aussi auprès de générations plus âgées, en recherche de produits moins alcoolisés », souligne le président des Vignobles Gayrel.
Ces produits sont dans l'air du temps, pour Pascal Dupeyron, directeur de la filière vin à la cave Vivadour dans le Gers (30 millions d'euros de chiffre d'affaires/an pour la partie viticole). La coopérative a investi 1,4 million d'euros dans une installation capable de désalcooliser le vin. « Tandis qu'on a de plus en plus de mal à vendre du vin, on constate de l'autre côté un engouement majeur des consommateurs pour les vins low et no alcool », glisse Pascal Dupeyron. Dans l'une de ses études l'IWSR prévoit que le rythme de croissance de la catégorie sans alcool ou à faible teneur en alcool devrait dépasser celui des quatre dernières années, avec un taux de croissance annuel composé en volume prévu de +7% sur la période 2022-2026.
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Pour Vivadour, se positionner sur ce marché permet d'élargir ses activités à un moment où la vigne rencontre des difficultés. « A partir de l'année prochaine, on va proposer à nos clients la désalcoolisation. On pourra le faire pour nos vins, comme pour celui des autres. Nous serons prestataires de services », explique Pascal Dupeyron. Cette unité nommée « Chai Sobre », conçue en partenariat avec Moderato, prévoit de désalcooliser, en 2025, 10 000 hectolitres.
Elisa Centis