Spatial : Microcarb, le premier satellite européen pour mesurer le CO2

Florine Galéron
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Le CNES finalise à Toulouse le satellite Microcarb.
Rémi Benoit

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Le CNES finalise à Toulouse le satellite Microcarb.
Rémi Benoit
Chaque année, plus de 40 milliards de tonnes de CO2 sont émises sur la planète dont 90 % proviennent de l'utilisation d'énergies fossiles et les 10 % restants de la déforestation. Plus de la moitié de ces émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines sont captées par des puits de carbone via les océans ou les forêts. « L'absorption de carbone dans l'océan est assez stable d'une année sur l'autre alors que l'impact des forêts varie beaucoup en fonction des conditions météo, glisse François-Marie Bréon, responsable scientifique de la mission Microcarb. Une météo très favorable à la croissance de la végétation va permettre d'absorber plus de CO2. Cela fait partie des phénomènes que l'on ne comprend pas très bien. »
Pour lever ces incertitudes, Microcarb sera le premier satellite européen capable de mesurer la teneur en CO2 dans l'atmosphère et les interactions avec les puits de carbone. Finalisé depuis le CNES à Toulouse, le satellite a été assemblé par Thales Alenia Space au Royaume-Uni, son instrument a été fourni par Airbus et son centre de mission est réalisé par Capgemini. Il sera envoyé en orbite au mois de juillet à bord de Vega-C et voyagera aux côtés de la constellation CO3D chargée de cartographier en 3D la Terre.
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« Microcarb va étudier la lumière du soleil qui traverse l'atmosphère pour être ensuite réfléchie par le sol et revenir vers le satellite. Cette lumière va être décomposée et le spectre va permettre d'obtenir une estimation de la concentration de CO2 sur la portion étudiée », explique Philippe Landiech, chef de projet au CNES. Il faudra 25 jours au satellite pour scanner entièrement la Terre.
Florine Galéron