Spatial : Greenerwave s’installe à Toulouse pour créer des antennes satellite plus sobres

Florine Galéron
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L'effectif toulousain devrait passer de sept à vingt collaborateurs d'ici fin 2026.
Greenerwave

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L'effectif toulousain devrait passer de sept à vingt collaborateurs d'ici fin 2026.
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Un nouveau venu a surgi dans le paysage spatial toulousain. Depuis un toit, avec vue sur la Cité de l'espace, Greenerwave commence à tester sa première antenne de réception satellite qui sera commercialisée à la fin d'année. Grâce à une technologie de rupture qui réduit les besoins en semi-conducteurs, la PME vise une solution dix fois plus économe en énergie que la concurrence.
« Au lieu de se baser sur une parabole, notre technologie repose sur une surface intelligente qui permet de contrôler les réflexions des ondes électromagnétiques. Cette surface va déformer ses propriétés électroniquement pour pointer les ondes et être capable de les envoyer à volonté, dans une orientation ou une autre. Cette approche permet d'offrir une antenne reconfigurable à la fois pour les satellites en orbite géostationnaire ou en orbite basse, ce qui est très rare sur le marché », décrit Geoffroy Lerosey, cofondateur et PDG de Greenerwave.
De quoi se démarquer face aux acteurs établis du marché à l'instar du coréen Intellian, l'américain Kymeta ou même le français Thales, qui vient de racheter la société israélienne Get Sat.
« Cela évite aussi d'utiliser des centaines de circuits intégrés très gourmands en énergie. Notre antenne utilisera seulement le quart de semi-conducteurs d'un produit classique. Alors qu'une telle antenne sur un bateau, un avion ou une voiture va consommer près d'un kilowatt, nous serons capables d'atteindre les mêmes performances pour seulement 100 watts », ajoute le dirigeant.
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Fondée en 2015, la société francilienne de 120 salariés s'est appuyée sur d'anciens salariés toulousains mobilisés sur la constellation OneWeb pour créer un centre d'intégration et de test dans la Ville rose. Un parc d'antennes y a été installé afin de mener les différentes démonstrations avant la commercialisation. « L'effectif de sept salariés devrait monter à une vingtaine de collaborateurs d'ici à 18 mois », indique Geoffroy Lerosey.
Florine Galéron