Les pharmaciens veulent conserver leur indépendance économique
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L'arrivée de fonds d'investissement dans le financement de pharmacie interroge l'Ordre des pharmaciens du Languedoc-Roussillon. Lors d'un débat baptisé "À qui appartiendra la pharmacie de demain ?" organisé vendredi 28 septembre à Castelnau-le-Lez (34), en partenariat avec le cabinet PVB Avocats et Interfimo (groupe LCL), ces professionnels de santé - ils sont 1 405 titulaires au sein de 1 006 officines en ex-Languedoc-Roussillon - se sont inquiétés de voir des officines être approchées par des fonds d'investissement.
Ces derniers proposent, en complément des prêts bancaires, des obligations convertibles en actions alors qu'à ce jour, seuls des pharmaciens sont autorisés à être détenteurs de parts dans une pharmacie.
Encore marginale et récente, moins de dix pharmacies seraient concernées à ce jour en région, cette pratique inquiète toutefois l'Ordre des pharmaciens car les officines ciblées "sont parmi celles qui réalisent les plus gros chiffres d'affaires", avance Bruno Galan, le président régional de l'Ordre. "Ailleurs en France, des officines réalisant plus de 3 M€ de chiffre d'affaires sont parties à la casse car les titulaires n'arrivaient plus à faire face à leurs échéances", a-t-il alerté devant un parterre d'une centaine de personnes.
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Outre l'espérance, pour ces fonds, d'un changement règlementaire concernant le capital des pharmacies, la hausse de l'immobilier et des prix de cession trop élevés des officines ont été avancés comme cause de l'arrivée de nouveaux acteurs de la finance dans le secteur.
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