Fonds d’aide aux commerces du centre-ville : le dossier de Montpellier finalisé
Pauline Compan

Philippe Saurel, entouré de André Deljarry (à gauche) et Christian Pujol (à droite)
Pauline Compan
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Philippe Saurel, entouré de André Deljarry (à gauche) et Christian Pujol (à droite)
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Avec plus de deux mois d'attente, le dossier montpelliérain pour la demande d'aide auprès du Fonds de revitalisation des centres-villes, initié par l'État, est prêt. Il a été présenté par le maire de Montpellier, Philippe Saurel, et les présidents de la CCI Hérault, André Deljarry, et de la Chambre de métiers (CMA) Hérault, Christian Pujol, après une série de cinq réunions de travail avec les associations de commerçants.
La date limite était fixée au 31 mars dernier, et le retard de Montpellier avait fait l'objet d'une mésentente entre Philippe Saurel et André Deljarry. Un manquement relayé également par le député LREM Patrick Vignal. Le couac serait désormais réparé, selon le maire, qui croit encore en les chances de la ville d'obtenir un geste financier du ministère de l'Économie.
"C'est un dossier solide, qui prend en compte les événements récents, a renchéri André Deljarry. Il correspond à des actions concrètes pour faire revenir les chalands en centre-ville alors que beaucoup de commerces affichent des pertes de chiffre d'affaires allant de 30 à 60 % suivant les samedis."
Le plan prévoit une demande d'aide à hauteur de 300 000 €, ce qui correspond aux aides accordées aux 34 autres villes françaises qui ont déjà fait leur demande.
L'enveloppe globale pour mener à bien les sept mesures évoquées dans le dossier est de 1,515 M€, dont 815 000 € financés par la Ville de Montpellier, 215 000 € par la Métropole, 114 000 € par la CCI et 35 000 € par la Chambre des métiers (en plus des 300 000 € demandés à l'État).
En effet, la gratuité des parkings de la Ville sur une plage de deux heures, demande phare des commerçants d'après l'édile, devrait être mise en place régulièrement, en parallèle des actions d'animation annoncées.
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Les sept mesures devraient ainsi comprendre :
- Le dégrèvement des droits des places et des terrasses pour trois mois. Une aide évaluée à 295 000 €, prise en charge par la Ville et qui concerne 370 établissements (halles, marchés, cafés...).
- Les 500 000 € investis sur la nouvelle édition de la ZAT "100 artistes dans la ville" sont également évoqués dans le dossier, mais ne pourront pas faire l'objet d'une aide spécifique.
- A partir du 4 juillet et pour cinq jeudis consécutifs, l'opération "Happy Hours", entend attirer le public au travers d'une opération dédiée aux bonnes affaires de 17h à 20h. La CCI porte cette action où elle investit 40 000 €, alors que la Métropole mettra en place une opération parking gratuit sur ces horaires (coût estimé 65 000 €).
- Le 4 juillet également, la CCI lancera son application mobile "Shopping et découverte", destinée à faciliter la visibilité des commerçants. Son financement est assuré à hauteur de 10 000 € pour la Métropole, 10 000 € pour la CCI, et 40 000 € complémentaires sont demandés à l'État. La Chambre des métiers annonce aussi son application Géométiers, pour 20 000 €, entièrement pris en charge par la CMA.
- Les festivités de fin d'année devraient être renforcées, avec une subvention exceptionnelle de 5 000 € pour les 20 associations de commerçants.
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- Quatre animations thématiques sont envisagées sur les samedis de septembre, avec des jeux et des animations pour gagner des bons d'achat. Cette mesure représente presque un tiers du financement demandé à l'État, puisqu'il prendrait à sa charge 90 000 €, sur les 140 000 € de budget annoncé.
- Enfin une grande campagne de communication de 60 000 € va être lancée, autour des commerces du centre (10 000 € de la Ville, 10 000 € de la Métropole et 40 000 € demandés à l'État).
Philippe Saurel a indiqué qu'il espérait désormais une réponse de l'État dans les meilleurs délais.
Pauline Compan
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