Le secteur événementiel est l'un des plus touchés par la crise sanitaire. Dans quel état d'esprit êtes-vous depuis l'annonce du nouveau confinement ?
Gregory Blanvillain : « Globalement, pour la filière événementielle, cette annonce ne change pas énormément la perception des choses car la plupart des entreprises étaient déjà à l'arrêt total ou quasi, en raison des mesures de couvre-feu, du protocole sanitaire... En revanche, la soudaineté de l'annonce est catastrophique pour quelques-uns. Je pense notamment aux prestataires du Congrès des entrepreneurs chrétiens de France qui devait se tenir au Corum de Montpellier du 30 octobre au 1er novembre 2020. Le traiteur, par exemple, devait préparer 4 000 repas et s'est retrouvé avec la marchandise sur les bras. Comme pour les restaurateurs, le manque d'anticipation du gouvernement est incompréhensible. Cela fait des semaines que nous demandons un minimum de visibilité ! »
Administrativement, la filière évènementielle est toujours autorisée à poursuivre ses activités...
G. B. : « Oui mais il n'y a plus vraiment de perspectives de travail ni d'espoir de reprise à court terme. Quant aux dommages collatéraux, ils sont énormes car lorsqu'il n'y a plus d'événement, ce sont des centaines de métiers complémentaires tels que chauffeurs de taxi, traiteurs, fleuristes, photographes, vidéastes... qui sont impactés et risquent de mettre la clé sous la porte. En tant que président de la CPME Hérault, j'ai participé à la cellule de crise mise en place avec le préfet en mars dernier, et qui vient d'être réactivée. Déjà en avril, j'avais demandé la mise en place d'une cellule rebond pour le tourisme, le commerce et l'artisanat, avec des propositions pour relancer la filière évènementielle. Pour défendre notre métier et survivre, il est temps de se fédérer. »
Comme l'a fait Toulouse avec son collectif Event31 ou Marseille avec la création d'un syndicat des activités événementielles ?