Baromètre d'un secteur stratégique, le bilan de l'observatoire de l'immobilier et du foncier d'entreprise de Montpellier et de son territoire urbain (41 communes), qui agrège les chiffres de la SERM et des principaux commercialisateurs de la place, est attendu chaque année avec impatience.
Après deux années de stabilisation, ils sont en hausse sur 2014 : 71 000 m² de bureaux ont été commercialisés (61 000 m² en 2013, + 13 %), 81 0000 m² de locaux d'activités (60 000 m² en 2013, + 35 %), 19 000 m² d'entrepôts (11 000 m² en 2013, + 72 %), et 103 000 m² de foncier d'activités (78 900 m² en 2013, + 30 %).
La clientèle internationale mobilise plus d'1/5e des surfaces qui ont fait l'objet de transactions, soit 7,5 % (1/3 des surfaces pour des clients régionaux et locaux).
Ainsi, Chantal Marion, la vice-présidente de Montpellier 3M déléguée au Développement économique et à l'attractivité, se félicite notamment de l'installation prochaine de
L'élue annonce également l'acquisition foncière du groupe canadien Denux à sur le parc montpelliérain Eurêka. Quant au norvégien Crayon France, une SSII comptant actuellement 10 salariés à Montpellier (sur 850 en Europe) et prévoyant de tripler son effectif d'ici un an, il prend 300 m² dans le bâtiment Le Concorde, sur le parc de l'Aéroport à Pérols (34).
Les prix sont restés relativement stables : entre 156 et 124 €/m² (en seconde main) pour des bureaux en location, 1 794 à 1 389 €/m² à l'achat ; 70 à 82 €/m² pour les locaux d'activité en location, 594 €/m² à l'achat ; 82 €/m² pour le foncier d'activités.
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La demande des entreprises qui déménagent fait état de plusieurs critères prioritaires. À commencer par la volonté d'économiser.
Parmi les autres transactions significatives réalisées en 2014 se trouvent : Intersystems (location sur 1 070 m² au Liner, par DTZ), PrivatesportShop (achat de 3 870 m² à Castelnau-le-Lez pour son futur siège, par DTZ), Schlumberger (clé en main locatif de 3 133 m² de bureaux sur parc de la Pompignane, par Arthur Loyd), Union Matériaux (achat de 8 000 m² sur la ZI du Salaison, par BNP Paribas Real Estate), Philea Solutions (extension de 3 350 m² en location sur Baillargues, par CBRE), Repar'Stores (transfert du siège social sur 1 150 m², sur le parc Marcel Dassault à Saint-Jean-de-Védas, par Gemofis), les Laboratoires Jaldès (450 m² de bureaux sur la ZAC Garosud, par Gemodis), ou encore Groupe Studialis avec les écoles ESGCV et le Cours Florent (parcelle de 4 030 m² sur le parc Hippocrate, par Colliers Immobis).
Quid des grandes réserves foncières, qui font actuellement défaut au territoire, pour satisfaire aux recherche de certains groupes régionaux, comme Orchestra ou Union Matériaux ?
Une problématique qui devrait être résolue par l'avènement des Plans locaux d'urbanisme intercommunaux (PLUI), affirme Philippe Saurel : « Le PLUI permettra de trouver de grandes réserves foncières sur le territoire. L'intérêt d'un pôle métropolitain est justement de mettre autour de la table des acteurs qui peuvent recevoir des entreprises là où d'autres ne peuvent pas ».
Quant aux conséquences de la réforme territoriale et de l'avènement de la future grande région, le président de la Métropole martèle : « Des sièges sociaux, des administrations vont être regroupés. Les salariés sont inquiets. Le gouvernement prend ses responsabilités. Ça échappe totalement au maire de Toulouse et au maire de Montpellier. »
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