La croissance se poursuit pour Midi2i, filiale de la Caisse d'Épargne spécialisée dans la gestion et l'ingénierie immobilière. L'entreprise affiche pour la 9e année consécutive un bilan en progression avec, en 2014, un chiffre d'affaires en hausse de 13,5 %, qui atteint 3,4 M€.
Midi2i, qui gère désormais un portefeuille de 211 000 m2 détenu par 5 foncières et réparti à hauteur de 65 % de bureaux et 35 % de commerces, affiche une capacité d'investissements de 720 M€ dont 480 M€ sont utilisés.
L'année dernière, l'entreprise a enregistré une dizaine de nouvelles acquisitions pour 47 M€ investis, à travers quelques opérations emblématiques à Toulouse, telles que la réhabilitation de l'église Notre Dame des Grâces (11 M€) ou la construction du siège social du promoteur Nexity à Borderouge (8 M€).
Fidèle à sa stratégie de déploiement en dehors de Midi-Pyrénées, Midi2i poursuit son implantation à Bordeaux, Montpellier, en Bretagne et Normandie ainsi qu'en région parisienne. Normandie Foncière, d'une capacité de 100 M€, vient ainsi d'être créée. Elle est portée à 25 % par la Caisse d'Épargne de Midi-Pyrénées et à 75 % par la Caisse d'Épargne de Normandie.
Ainsi, outre l'investissement phare de 26 M€ déjà annoncé dans la construction, confiée au promoteur Pitch, du siège social de Thales à Labège, le groupe espère aussi concrétiser rapidement l'achat d'un immeuble destiné à un locataire unique à Roissy, en région parisienne, et clôturer cette année la capacité d'investissement de son fonds Midi foncière 3 à 120 M€.
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Si les dirigeants de Midi2i ne prévoient pas de créer une nouvelle foncière avant l'année prochaine, ils comptent en revanche atteindre un milliard d'euros d'actifs dès 2016, soit avec un an d'avance sur leurs prévisions.
Dans leurs cartons, enfin, la création d'une société civile de placement immobilier (SCPI) dans les trois métropoles du grand sud : Toulouse, Bordeaux et Montpellier. Elle sera dédiée aux investissements de murs commerciaux dans les centres-villes et les centres commerciaux.
Cette stratégie devrait permettre à l'entreprise de rééquilibrer son portefeuille pour atteindre 60 % d'immobilier de bureaux et 40 % d'immobilier commercial d'ici à 2017.
Pour l'instant, àToulouse, les investisseurs scrutent avec intérêt les quartiers de la Cartoucherie et de Montaudran pour leurs prochaines opérations d'immeubles de bureaux, mais qualifient de "mauvaise nouvelle" le récent avis négatif concernant l'arrivée de la LGV à Toulouse.
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