Montpellier adopte l'encadrement des loyers : vertueux ou pas ?
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Après Paris et Lille, les quatre métropoles de Bordeaux, Lyon, Grenoble et Montpellier, ainsi que plusieurs intercommunalités de région parisienne, vont, elles aussi, expérimenter le dispositif d'encadrement des loyers, mis en place par la loi ELAN en 2018. Toulouse et Marseille, elles, ont renoncé.
Comme il l'avait annoncé dans son programme de campagne, le maire de Montpellier Michaël Delafosse a confirmé la candidature de la capitale languedocienne qui s'inscrit, il le rappelle, « dans son bouclier fiscal, avec la gratuité des transports, la mutuelle communale, etc ».
En prise avec une démographie galopante et un marché immobilier toujours très tendu, sur lequel les prix du m2 caracolent toujours plus haut, la ville de Montpellier coche toutes les cases pour mettre en place ce dispositif au titre de l'expérimentation.
Et ce ne sera pas le seul puisque l'édile a aussi prévu de s'attaquer bientôt aux marchands de sommeil en instaurant un permis de louer, ou à Airbnb en imposant, comme à Paris, une limite au nombre de nuitées par logement loué (la délibération devrait être prise en avril 2021).
Seul le périmètre de la ville est concerné par l'expérimentation. L'Agence départementale d'information sur le logement (ADIL) de l'Hérault se chargera de collecter les données via son observatoire des loyers de l'agglomération de Montpellier et c'est sur la base de ces données que sera fixé le loyer de référence par zone géographique, selon l'époque de construction et le type du logement.
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Selon les données publiées par l'ADIL 34 le 13 novembre dernier, portant sur l'année 2019, le loyer médian constaté par l'observatoire des loyers du parc locatif privé dans l'agglomération de Montpellier était de 12,7 €/m² /mois (hors charges). C'est-à-dire que la moitié des logements présentaient un loyer inférieur à cette valeur, l'autre moitié un loyer supérieur. La médiane des prix varie de 11,7 € à 13,5 € selon les zones. Pour être encore plus précis, l'ADIL indique que « sur l'ensemble de l'agglomération, un quart des loyers sont inférieurs à 10,7 €/m²/mois, et un quart des loyers sont supérieurs à 15,2 € ».