La conjoncture dégradée du logement, et par extension du secteur du bâtiment, continuent d’inquiéter la filière. Dans l’Hérault, où le bâtiment est un pilier de l’économie, la FFB a réuni une cellule de crise le 29 février autour du préfet, François-Xavier Lauch. Objectif : trouver des solutions avant l’effondrement. Le représentant de l’Etat dans l’Hérault l’assure : « On est mobilisé ».L'alerte a été donnée il y a de longs mois déjà et les professionnels du bâtiment continuent d'agiter le chiffon rouge... La fédération française du bâtiment évoque, au niveau national, une contraction du volume d'activité de -0,6% en 2023, dont -7,8% dans la construction de logements neufs. Elle dit craindre la suppression de 190.000 emplois d'ici 2025 en France, et un manque à gagner en chiffre d'affaires de 14 milliards d'euros en cumul (en euros constants).
Dans l'Hérault, la filière du bâtiment est un pilier économique, notamment parce que le département accueille à lui seul quelque « 15.000 nouveaux habitants chaque année », rappelle le préfet François-Xavier Lauch, en poste depuis le 9 octobre 2023. Le représentant de l'Etat était l'invité de la Fédération française du bâtiment (FFB) de l'Hérault ce 29 février, pour une sorte de réunion de crise pour traverser les perturbations qui affectent le secteur.
Pour la qualifier, la FFB 34 fait valoir quelques chiffres conjoncturels à fin décembre 2023, compilés par la
Cellule Economique Régionale de la Construction
(CERC)
Occitanie
. Le nombre de logements neufs mis en chantier (7.700) est en baisse de -19,4% sur un an, le nombre de logements autorisés (10.000) de -8,8%. Dans le non résidentiel, le nombre de m2 mis en chantier (339.000 m2) est en baisse de -12,5%, mais le nombre de m2 autorisés (595.000 m2) est en hausse de 8,7% (notamment 126.000 m2 dans le secteur public, en hausse de +50,8%).
La FFB annonce une augmentation de 62% du nombre de défaillances d'entreprise en 2023, soi 286 contre 171 en 2022. A la fin du 3e trimestre 2023, la CERC Occitanie annonçait une baisse annuelle de -0,9% de l'emploi salarié et de -10,7% de l'emploi intérimaire dans la construction.