L’UIMM LR veut devenir "centre d’accélération de l’industrie du futur"
Cécile Chaigneau et Clara Grouzis

L'UIMM Occitanie LR, basée à Baillargues, accueillait une nouvelle étape du French Fab Tour le 4 juin à Baillargues
UIMM Occitanie LR
Cécile Chaigneau et Clara Grouzis

L'UIMM Occitanie LR, basée à Baillargues, accueillait une nouvelle étape du French Fab Tour le 4 juin à Baillargues
UIMM Occitanie LR
L'UIMM Occitanie LR veut être le catalyseur des énergies industrielles. Elle s'appuie notamment sur son centre de ressources et centre de formation de Baillargues (34), baptisée Station M, et dont elle veut faire une vitrine de l'industrie sur le territoire.
C'est justement à la Station M qu'avait choisi de s'arrêter, le 4 juin, le French Fab Tour, une tournée à travers toute la France, destinée à promouvoir l'industrie, à susciter des vocations chez les jeunes, à proposer des offres d'emploi et à co-construire l'industrie de demain.
Le projet portera sur « une refonte du site de l'UIMM à Baillargues », avec une extension, c'est-à-dire la construction d'un nouveau bâtiment qui accueillera notamment un espace dédié à l'industrie du futur.
Le permis de construire devrait être déposé d'ici la fin de l'année. Et l'UIMM régionale voit loin : « Nous sommes ambitieux et nous postulons pour être labellisés "centre d'accélération de l'industrie du futur" (annoncés par le gouvernement en décembre 2018, 15 à 20 centres devraient être créés à terme en France - NDLR) », lance Luc Martin.
Le French Fab Tour était notamment l'occasion de plusieurs tables rondes portant sur le renforcement de l'industrie du futur dans la région mais aussi sur les besoins en compétences.
L'une des problématiques majeures du secteur de l'industrie reste pourtant la difficulté à recruter.
Simon Philibert confirme : « Le besoin existe dans tous les corps de métiers, qui sont peu connus, des ingénieurs aux opérateurs de production. Le besoin en recrutements dans l'industrie est estimé à 150 000 personnes par an au niveau national. Pourtant, c'est un secteur qui bouge et où la mobilité sociale existe vraiment... Heureusement, les mentalités ont évolué depuis deux ans et aujourd'hui, on s'accorde à dire que l'industrie est un secteur d'avenir. Les candidats sont donc plus motivés, avec projets plus matures ».
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Agnès Jullian, dirigeante de Technilum à Béziers, confirme : « Aujourd'hui, quand on recherche un candidat, on doit se vendre ! ». Et Christian Curel, président de l'entreprise montpelliéraine I2A, d'ajouter : « Le climat est certes attractif, mais les salaires parisiens sont bien plus élevés. On se heurte donc à cette problématique de rémunération ».
Pourtant, selon Simon Philibert, « les salaires sont 12 % plus élevés que dans d'autres secteurs »...
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