Pourquoi Altrad performe malgré la crise
Guillaume Mollaret
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Mohed Altrad, président du groupe éponyme mondial, dont le siège est à Montpellier.
Groupe Altrad
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Mohed Altrad, président du groupe éponyme mondial, dont le siège est à Montpellier.
Groupe Altrad
La crise économique mondiale engendrée par la pandémie de Covid-19 altère évidemment la bonne marche du groupe montpelliérain Altrad, qui enregistre un recul de son chiffre d'affaires (exercice clos au 31 août 2020) à 2,59 milliards d'euros contre 3,1 milliards l'an dernier. Mais l'empire des services à l'industrie, créé par Mohed Altrad, il y a 35 ans à peine reste solide sur ses échafaudages.
Malgré ce recul d'activité (- 16,6%), qui a impacté le groupe en cascade au gré des confinements ordonnés dans les différents pays où il est présent, le groupe a su préserver ses marges en affichant un Ebitda, à périmètre constant, de 360 millions d'euros (462 millions d'euros en 2019). En raison des nouvelles normes comptables en vigueur, qui gonfle cette rentabilité brute à 394 millions d'euros, le groupe affiche même une amélioration de sa rentabilité Ebitda/chiffre d'affaires à 15,2% contre 14,9% l'an dernier.
Ainsi, la baisse d'activité a eu un effet paradoxal sur la trésorerie du groupe qui s'est appréciée au cours de l'année 2020. Le groupe dispose aujourd'hui de 1,1 milliard d'euros dans ses caisses contre un peu plus de 900 millions l'an dernier.
Événement notable : à l'issue du premier trimestre (clos fin novembre 2020), seule l'activité historique d'Altrad, la fabrication-location d'échafaudages, minoritaire en chiffre d'affaires, enregistre une croissance d'activité (+ 5%).
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Ainsi, dès le mois d'avril, Altrad s'est porté acquéreur d'Adyard. Une société de services à l'industrie pétrolière basée à Abu-Dhabi et réalisant quelque 100 millions d'euros de chiffre d'affaires.
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Guillaume Mollaret