L'enquête de la commission parlementaire en charge de la fraude aux eaux minérales, dont celle - avérée - liée à la source Perrier, propriété de Nestlé Waters, se poursuit. Vendredi 7 février, les sénateurs en charge de cette enquête ont visité l'usine Perrier de Vergèze (Gard) abritant les lignes d'embouteillages de la célèbre "eau pétillante minérale naturelle". Une dénomination très encadrée dont Nestlé est accusé d'avoir abusé en filtrant, d'une part, et en appliquant des traitements par charbons actifs et par UV, interdits par la règlementation européenne, d'autre part.
Outre ce doute à lever qui persiste, les sénateurs ont noté, lors de cette visite, l'attitude des avocats de Nestlé qui ont interdit aux salariés de répondre aux questions des sénateurs sur tout ce qui concerne les pratiques passées de l'entreprise. C'est à dire avant 2021. Nestlé a bien voulu montrer les petites armoires dans lesquelles étaient cachés les dispositifs de décontamination interdits et destinés à tromper la vigilance des services de l'Etat lors de leur visite, également avant 2021.