TLT n’est pas en liquidation, la chaîne bénéficie de deux mois de sursis

Sophie Arutunian

Sophie Arutunian
Dès 9h30, les salariés de TLT ont attendu dans le petit couloir du tribunal de commerce de connaître le sort de leur société. L'audience, qui a commencé aux alentours de 11 heures, a duré une heure et s'est déroulée à huis clos. En sortant, seule la représentante du CE Anne Oriol a accepté de s'exprimer :
Concrètement, TLT va poursuivre pendant deux mois son activité telle qu'elle le fait maintenant. Le tribunal devrait mandater Maître Barron (le commissaire à l'exécution du plan en charge du dossier TLT) pour réunir tous les actionnaires et regarder s'ils sont prêts à abandonner leurs créances. En effet, selon Maître Dublanche, l'avocat du CE, sur les arriérés de 500 000 euros cumulés par TLT, 300 000 euros sont des dettes aux actionnaires, notamment le loyer dû à la Mairie.
En effet, le report de deux mois de la décision de liquider (ou pas) TLT n'est pas anodine. La donne pourrait avoir changé d'ici là : le 27 mars, le CSA doit décider du renouvellement de la fréquence TNT. Si TLT avait été liquidée avant, elle l'aurait perdue définitivement. Par ailleurs, le 6 avril, le nouveau COM sera soumis au vote du Conseil communautaire de Toulouse Métropole.
Pourtant, "deux mois, c'est trop long, ils ne tiendront pas", souffle un proche de la Mairie. "La liquidation est aussi une manière de rebondir, il ne faut pas l'exclure."
À lire également
À la fin de l'audience, le PDG de la chaîne, Emmanuel Schwartzenberg, est parti rapidement, refusant de communiquer aux médias sa réaction. Pour rappel, il est sous le coup d'une motion de défiance de ses salariés.
Également présent ce matin dans les couloirs du tribunal de commerce, Jean-Marie Belin, directeur de CTV (actionnaire principal de TLT, qui porte les parts de la Mairie) a également attendu patiemment la fin de l'audience, très en retrait. Il n'a pas souhaité réagir à la décision du tribunal.
La secrétaire du CE Anne Oriol, applaudie par les salariés, a rappelé avant de partir :
Sophie Arutunian